Durant ce week-end ensoleillé, les 4 et 5 avril, la police monégasque a effectué 3500 contrôles en deux jours.
Près de 120 véhicules se sont vus refuser l’accès à Monaco, et une vingtaine d’amendes ont été infligées à des personnes ne pouvant pas justifier valablement leur présence sur la voie publique.
Le gouvernement monégasque et la Sûreté Publique comptaient sur le civisme de la population pour respecter les mesures de confinement… Manifestement, cela n’a pas suffi, puisque la police a durci le ton et renforcé considérablement les contrôles ce week-end. Et ce, aussi bien à l’intérieur du territoire qu’aux frontières de la Principauté. Au total, 3500 contrôles ont ainsi été effectués en seulement deux jours. « Environ 200 personnes ont été invitées à rentrer chez elles, la notion de déplacement bref n’étant pas respectée », indique le gouvernement. Une vingtaine d’amendes ont également été infligées à des personnes qui ne pouvaient pas justifier valablement leur présence sur la voie publique. Autre chiffre : lors des contrôles effectués à la frontière de la Principauté, près de 120 véhicules se sont vus refuser l’accès au territoire.
Une amende 70 à 200 euros
« Avec les beaux jours, on peut avoir tendance à avoir un certain relâchement et une envie plus grande de s’aérer. Il faut vraiment lutter contre cela ! », soulignait le 1er avril dernier, le conseiller-ministre à l’Intérieur, Patrice Cellario. Ce membre du gouvernement a donc exhorté de nouveau la population monégasque à respecter scrupuleusement les mesures de confinement. Rappelons que désormais, une amende de 70 à 200 euros, de jour comme de nuit , peut-être infligée à Monaco en cas de non-respect des règles.
Quelles sont les sorties autorisées ?
Rappelons également qu’en Principauté, il est interdit de sortir de chez soi, sauf pour aller travailler (si l’on ne peut pas télétravailler), pour aller faire des courses (dans des commerces de proximité), pour des raisons impérieuses de santé, pour s’occuper d’une personne vulnérable, ou encore pour une garde d’enfant. Concernant les activités physiques , elles doivent se faire en solitaire et non pas en groupe. « Pour s’aérer, si l’ on est deux ou trois à vivre dans le même foyer , on est d’évidence déjà regroupé. La sortie de ce petit groupe n’est donc pas anormale en soi. En revanche, il ne faut pas se regrouper avec d’autres personnes extérieures au domicile », précise encore Patrice Cellario. Dans tous les cas, ces sorties doivent être brèves, « quelques dizaines de minutes, et dans un rayon de proximité, à côté du domicile ». Les déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative sont également autorisés, ainsi que les déplacements pour la participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.
