Disparu il y a 45 ans, c’est à Monaco que tout a vraiment commencé pour Claude François. En 1956, sa famille quitte l’Egypte et trouve refuge en Principauté. Son talent musical est aussitôt remarqué par les plus grands…
Il a fait chanter et danser la France des années 60 et 70. Et 45 ans ans après sa mort, les nostalgiques et les fans sont encore très nombreux. Si tout le monde connaît Claude François et son exceptionnelle carrière interrompue brutalement le 11 mars 1978 à l’âge de 39 ans, on sait moins que cet artiste, né à Ismaïlia en Égypte, a débuté sa carrière artistique à Monaco. L’histoire entre Cloclo et la Principauté commence en 1956. A cette date, sa famille trouve refuge sur le territoire monégasque après avoir quitté précipitamment l’Egypte au moment de la nationalisation du canal de Suez. D’abord employé de banque, ce passionné de musique et de danse — qui prend des cours de violon et de piano — finit par trouver un emploi dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte-Carlo, dirigé à l’époque par Louis Frosio. C’est sa mère qui provoque le destin en demandant au chef d’orchestre d’employer le jeune homme.
« Fai cantare il piccolino ! »
Claude François débute alors aux percussions, puis à la batterie, mais très vite, dès 1958, il est recruté comme chanteur. Et ce, grâce à un joli coup de pouce. « Claude François plait beaucoup aux jeunes filles et aussi… à La Callas qui, devant son incontestable génie musical, conseille vivement à Louis Frosio de lancer le petit jeune homme sautillant en lui répétant : “Fai cantare il piccolino !” Fais chanter le petit (N.D.L.R.) », raconte la SBM. Avec sa présence scénique et son répertoire très varié — de Colette Deréal en passant par Charles Aznavour, Marcel Mouloudji, Ray Charles, sans oublier son interprétation en arabe de la chanson de Bob Azzam, Mustapha — il séduit un large public, mais aussi Janet Woolcoot, danseuse du cabaret dans lequel il se produit, qu’il épouse en 1960 en Principauté. Il est alors tout juste âgé de 21 ans. Il “piccolino” deviendra vite grand. En 1961, Claude François débarque à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel où il commence sa grande carrière. La Cloclo mania est lancée.
Retour à Monaco
Mais le chanteur populaire reviendra souvent à Monaco. « En 1972, on le voit au Maona avec Patrick Tapaloff et Isabelle Forêt, la mère de ses deux fils. En 1975, c’est en hélicoptère qu’il vient passer la soirée au Jimmy’z avec sa jeune compagne. Et en 1977, il participe à l’émission Midi-Première animée par Danielle Gilbert et enregistrée pendant le Festival de Télévision de Monte-Carlo », énumère la SBM. Pour cette émission, la terrasse des Thermes Marins est transformée en plateau de télévision à ciel ouvert. Et entre deux enregistrements, il s’accorde une partie de backgammon au Monte-Carlo Beach avec celle qui sera sa dernière compagne, Kathleen Jones. Pas étonnant ainsi que pour le biopic Cloclo réalisé par Florent Siri, avec Jérémie Renier dans le rôle-titre, de nombreuses scènes ont été tournées à Monaco et dans les établissements de la Société des Bains de Mer.




