Chargée de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en Principauté, l’Autorité monégasque de sécurité financière (AMSF) – qui a officiellement pris ses fonctions le 30 septembre dernier – n’a toujours pas trouvé son directeur.
Il n’y a toujours pas de pilote à bord… Depuis des mois, le gouvernement monégasque cherche LE candidat qui prendra la tête de l’AMSF, autorité centrale pour l’avenir de la Principauté. Manifestement, l’Exécutif a bien du mal à dénicher la perle rare. En séance budgétaire, le 13 décembre, le ministre d’État Pierre Dartout a fait un point sur le recrutement : « Nous continuons à chercher la personne idoine. Nous avons joué de malchance. Nous avions trouvé deux candidats tout à fait intéressants avec lesquels nous étions prêts à passer un accord. Mais ils n’ont pas persisté dans leur désir de venir ici. Nous sommes actuellement sur d’autres hypothèses. Marco Piccinini (conseiller-ministre aux finances et à l’économie) et moi-même, avons d’ailleurs reçu un autre possible candidat récemment »,a-t-il indiqué.
Un directeur par intérim ?
Face à cette situation, le président de la commission législation, Thomas Brezzo a insisté sur la nécessité de nommer une personne provisoirement pour piloter cette organisation qui joue un rôle central actuellement, Monaco étant sous l’œil très attentif du comité Moneyval. « Tant que l’on n’a pas recruté une personne définitive, il faudrait au moins nommer une personne par intérim pour pouvoir faire fonctionner cette autorité. Je ne vois pas comment elle peut fonctionner s’il n’’y pas une personne qui en assure la direction effective », a encore souligné l’élu. En réponse, le ministre d’État a assuré qu’une réponse serait apportée sur ce point avant les vacances de Noël. Qu’en est-il alors des effectifs au sein de l’AMSF ? Le secrétaire général du gouvernement, Marc Vassallo, a indiqué 29 recrutements sont prévus au budget primitif 2024. « Les premiers avis vont paraître dans les prochains jours. Il faut anticiper car on sait que cela prend beaucoup de temps entre l’avis de recrutement et l’intégration effective au sein de la structure », a-t-il indiqué en séance publique.
