Avec plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2024, l’hébergement-restauration à Monaco décroche une année record. Tour d’horizon d’un domaine en pleine croissance avec les chiffres de l’IMSEE.
À Monaco, l’hôtellerie-restauration ne connaît pas la crise. En 2024, la machine tourne à plein régime : 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, + 6,3 % en un an. Une performance ? Non, une confirmation. Le cap du milliard avait déjà été franchi l’année précédente. Le secteur s’ancre donc, une fois encore, dans le haut du panier. Il pèse à lui seul 5 % de l’économie locale, se classant à la 6e place parmi les contributeurs économiques majeurs (hors finance et assurances), de la Principauté. Les hôtels – au nombre de 15 – dominent largement l’activité, générant à eux seuls 70 % du chiffre d’affaires du secteur. Les 246 restaurants, quant à eux, représentent 26 % du total. « Sur la dernière décennie, le résultat de l’hébergement et restauration a progressé de 60,3 %, passant de 666,9 M€ en 2015 à 1,1 Md€ en 2024 », commente l’IMSEE.
Plus de 8 700 salariés
L’hébergement-restauration, c’est aussi le deuxième employeur de Monaco. Près de 8 722 salariés en 2024 (+7,6 % en un an). Majoritairement dans l’hôtellerie (5 918 salariés). Le reste en restauration. Et d’où viennent-ils ? De France, massivement (78,8 %). De Nice pour 23 % et de Menton pour 15,5 %. Les communes frontalières font le reste : en particulier Beausoleil et Roquebrune-Cap-Martin… Seuls 11 % des travailleurs vivent à Monaco même. Et 10 %, côté italien. Un ballet transfrontalier quotidien.
Des hôtels pleins à 80% en août
Côté clientèles, Monaco continue de séduire l’international. 348 259 touristes ont été accueillis en 2024 dans les hôtels monégasques, générant 555 848 nuitées (+5,2 %). Le taux d’occupation atteint 61,5 %, avec un pic à plus de 80 % en août. Mais qui sont ces visiteurs ? L’IMSEE dévoile que 44 % viennent de pays hors Union européenne, avec une prédominance américaine (11,2 %) et britannique (9,3%)
