Comme chaque année, l’IMSEE vient de publier les principaux chiffres sur les violences faites aux femmes.
La question des violences faites aux femmes à Monaco fait, depuis 2019, l’objet de statistiques précises, diffusées publiquement. L’IMSEE vient de publier les chiffres pour l’année 2024 (1). Durant l’année écoulée, la Sûreté publique monégasque a ainsi enregistré 60 cas de violences commises envers les femmes contre 68 en 2023. « 63 % de ces femmes victimes résident en Principauté », note l’institut statistique qui précise également que ces femmes sont en moyenne âgées de 35 ans. Les auteurs des violences sont quant à eux âgés de 44 ans en moyenne. « La moitié des cas de violences envers les femmes impliquent des faits de violences physiques et plus d’un quart concernent des violences sexuelles, y compris des viols ».Au total, 48 plaintes et 3 mains courantes pour des violences commises envers des femmes en 2024 ont été déposées auprès de la Sûreté Publique. Cette étude dévoile également que trois hommes ont été victimes de violences de la part de leur conjointe ou ex-conjointe dans l’année.
L’étude dévoile en outre qu’au Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG), en 2024, 150 femmes admises dans un service hospitalier ont déclaré avoir subi des violences dans l’année (146 pour l’année 2023), dont 74 % des violences physiques, 25% des violences psychologiques et 6 % des violences sexuelles, y compris des viols. « Ces victimes sont âgées de 36 ans en moyenne. 39 de ces femmes victimes habitent à Monaco, soit plus du quart », précise encore l’institut statistique.
Traitement judiciaire des affaires de violences en 2024 et 2023
Qu’en est-il du traitement judiciaire ? Selon les informations du Parquet Général, 32 procédures ont été ouvertes en 2024 pour des cas de violences envers les femmes, contre 35 en 2023. À ce jour, 4 condamnations ont été prononcées et 6 de ces affaires ouvertes en 2024 ont été classées sans suite. Sur les 35 affaires ouvertes en 2023, 8 condamnations ont été prononcées et 13 affaires ont été classées sans suite.
(1) L’étude complète est à découvrir sur le site de l’IMSEE. Elle a été réalisée à la demande et avec le support du Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes

