Ce mardi matin à Marseille, le souverain a visité le centre de recherche spécialisé en infectiologie et dans la prise en charge du Covid-19. Il a ensuite pu échanger une heure avec son directeur, le professeur Didier Raoult.
C’est par un simple tweet, mardi en tout début d’après-midi, que le professeur Didier Raoult a fait part d’une rencontre pas comme les autres au sein de l’IHU de Marseille qu’il dirige. Pendant la matinée de ce 7 juillet, le Prince Albert II a eu droit à une visite guidée des lieux. Comme l’avait effectué avant lui, en pleine crise sanitaire, le président de la République française, Emmanuel Macron. S’en est suivie une heure d’échange entre le Prince et le scientifique, « notamment sur la contribution thérapeutique de la chloroquine dans le traitement de la maladie respiratoire », indique le quotidien régional La Provence. « Merci à SAS le Prince Albert II de nous avoir fait l’honneur de nous rendre visite, ce matin, à l’IHU Méditerranée Infection », peut-on lire sur la page Twitter du professeur marseillais. Accompagné d’une photo où une grande partie de l’équipe de Didier Raoult pose aux côtés du souverain, tout sourire. Du côté du palais princier, aucune communication officielle n’a été réalisée jusqu’à présent.
Le Prince soigné sans chloroquine
Premier chef d’État au monde à avoir officiellement déclaré cette maladie au mois de mars dernier, le Prince Albert II avait pu guérir du Covid-19 assez rapidement. Pour se soigner, il n’avait pas eu recours à la chloroquine. « Je n’ai pas eu besoin d’utiliser ce traitement. Il y a eu, bien sûr, une surveillance journalière et les moyens traditionnels : du paracétamol, des antibiotiques et beaucoup de vitamine C. J’ai bu beaucoup d’eau, de thé et de liquides en général », avait-t-il expliqué à France 3 Régions début avril. Mais même si le Prince n’en avait pas fait usage, il avait expliqué que ce traitement, prôné par Didier Raoult, pouvait constituer potentiellement une solution pour combattre le virus. « Il est proposé au centre hospitalier Princesse Grace. Il faut qu’il soit encadré, sous surveillance médicale. C’est une solution, il y a d’autres médicaments et d’autres traitements qui sont testés en ce moment. Je pense qu’on y verra un peu plus clair dans quelques temps. C’est une des solutions face à ce virus. » A Monaco, c’était effectivement le cas au sein de l’établissement de santé monégasque depuis fin mars 2020 « mais avec des dosages extrêmement précis, sous surveillance médicale, pour des patients qui ont des symptômes assez forts », nous avait alors précisé Didier Gamerdinger, conseiller-ministre pour les affaires sociales et la santé.
