Selon la directrice du CHPG, Benoîte de Sevelinges, le pic épidémique n’a pas encore été atteint à Monaco. Ainsi, des patients, hors covid-19, en attente d’une opération depuis un mois, vont pouvoir être pris en charge et opérés dès cette semaine.
« Le pic épidémique, on ne le voit pas à Monaco. C’est une grande chance que l’on a de passer à travers les catastrophes sanitaires que l’on peut voir dans d’autres pays. Et le strict respect du confinement y joue énormément. » Benoîte de Sevelinges s’est exprimée dans Monaco info le 10 avril dernier pour faire un point d’étape plutôt rassurant sur la crise sanitaire en Principauté. Et la directrice du CHPG est soulagée de voir que, jusqu’à présent, si « une lente ascension » de l’épidémie est constatée, la situation à Monaco n’est pas dramatique. Les structures sanitaires monégasques ne sont pas saturées. Le CHPG envisage même, dès cette semaine, de reprogrammer des opérations de patients (hors covid-19) qui étaient en attente.
« Depuis un mois, des malades attendent d’être soignés »
« Jusqu’à présent, nous avions déprogrammé toutes les prises en charge qui n’étaient pas urgentes ou qui n’engendraient pas une perte de chance pour le patient. Depuis un mois, des malades attendent donc d’être soignés. Aujourd’hui, notre préoccupation est de les soigner, quelle que soit leur maladie. Il faut que l’on commence à les reprendre en charge avant qu’ils ne s’aggravent », indique la directrice. L’hôpital monégasque a donc pris la décision de rouvrir, dès cette semaine, et de manière très progressive, les salles de blocs opératoires, et espère ouvrir à nouveau, toutes les spécialités, début mai. Toutefois, en fonction de l’évolution de l’épidémie sur le territoire monégasque, ces patients pourraient de nouveau être reprogrammés. « La priorité étant d’avoir suffisamment de lits de réanimation et d’anesthésie pour soigner d’éventuels patients covid-19 très graves », rajoute Benoîte de Sevelinges. Et si jamais le pic épidémique devait arriver en Principauté dans les prochaines semaines, le CHPG serait-il prêt à se remettre rapidement en ordre de bataille ? « Oui, le dispositif reste armé, assure Benoîte de Sevelinges . On va laisser l’ensemble du matériel, notamment de réanimation, dans les secteurs qui ont été occupés, dans l’idée de pouvoir, en une demi-journée, réarmer une unité. »
Service des urgences : chute du nombre de passages
A noter également que durant cette crise sanitaire, le nombre de passages dans le service des urgences a drastiquement baissé. Deux causes ont été avancées : les personnes ont eu des réticences à se rendre au CHPG par peur d’être contaminées par le coronavirus et par peur de déranger le personnel. Le chef de services des urgences, le professeur Yann-Erick Claessens, a donc appelé les résidents monégasques à ne pas hésiter à se rendre aux urgences s’ils ont un souci de santé Et ce, malgré la crise sanitaire du covid-19.
