Dans une interview accordée le 27 mars au journal italien Il Corriere della sera, le prince Albert s’est longuement confié sur son état de santé, rassurant, et sur sa famille. Le chef d’Etat monégasque a d’abord évoqué ce qu’il a ressenti lorsqu’on lui a appris qu’il était atteint du coronavirus. « Lorsqu’on m’a dit que j’étais positif au covid-19, oui, j’ai eu peur, comme tout le monde. Aujourd’hui, je vais mieux, mais il y a une semaine, j’étais apeuré et je me demandais comment j’avais pu attraper le virus. Je ressentais tout de même cette sensation d’avoir pu l’attraper, car le ministre d’Etat, Serge Telle, s’est révélé positif . Je suis entré en contact avec lui plusieurs fois pour discuter de l’urgence sanitaire. Je savais également qu’une dame de Londres avec laquelle j’avais discuté dans la capitale britannique était, elle aussi, positive. »
« Nous ne nous sommes même pas échangés une poignée de main »
Le prince Albert II a également évoqué sa rencontre, à Londres, avec le prince Charles, 71 ans, lui aussi testé positif au coronavirus. C’était lors d’une soirée de gala, le 10 mars dernier. Rapidement, les tabloïds britanniques ont spéculé sur une potentielle contagion entre têtes couronnées. Une hypothèse à laquelle ne croit pas le chef d’Etat monégasque : « J’espère vraiment que le prince Charles ne le pense pas. Je lui transmets tous mes voeux de rétablissement. Je ne crois pas à une contagion entre nous car, durant la soirée, nous étions assis à des côtés opposés de la table. Et nous ne nous sommes même pas échangés une poignée de main. Puis , le prince Charles est parti de cette soirée très rapidement. »
Pas de chloroquine pour Albert II
Dans cette interview, le prince précise également que la princesse Charlène et les enfants se sont rendus assez tôt au Roc Agel pour se protéger du virus. Le souverain « par précaution » n’est évidemment pas allé leur rendre visite. Albert II espère toutefois que « dans les prochains jours » les tests qu’il sera amené à refaire seront négatifs pour qu’il puisse aller les retrouver. Le souverain monégasque explique également que les médecins ne lui ont pas administré de chloroquine car, « par chance » dit-il, le personnel soignant a estimé qu’il n’en n’avait pas besoin. Lui-même d’ailleurs, avait la « sensation » indique-t-il de ne pas avoir attrapé une forme trop violente du virus. Ce qui lui a notamment permis de gérer les affaires de l’Etat depuis ses appartements privés. Au palais princier justement, on apprend que le personnel a été réduit de 50 %.
