A Monaco, comme en France, ce n’est pas le dépistage systématique qui a été choisi. Toutefois, même s’il n’y a pas de prélèvement à grande échelle « nous testons plus que dans la région française voisine », assure Didier Gamerdinger, conseiller-ministre à la santé. Le CHPG transmet ainsi les prélèvements, pour analyse, soit au CHU de Nice, soit à l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille, soit à Paris. En Principauté, deux catégories de personnes sont testées : celles qui présentent des symptômes pouvant nécessiter une hospitalisation. « Ce sont des patients qui vont rentrer par exemple très souvent pour une infection pulmonaire. Les symptômes ressemblent à ceux du coronavirus, donc, nous les testons », indique Benoîte de Sevelinges. La deuxième grande catégorie de personnes qui est testée ce sont bien sûr les professionnels de santé «On teste d’ailleurs beaucoup plus les soignants que les autres personnes » souligne Benoîte de Sevelinges. A noter enfin que des laboratoires privés en ville sont également en mesure de faire des prélèvements sur prescription d’un médecin généraliste. Ceux-ci sont ensuite envoyés à Paris pour analyse.
