Certains médecins considèrent que c’est la molécule incontournable… D’autres praticiens et collèges de praticiens sont au contraire beaucoup plus prudents et sceptiques. Depuis quelques jours, un débat agite la communauté médicale sur l’utilisation de la chloroquine. Qu’en est-il alors à Monaco ? Le gouvernement a annoncé hier, lors d’une conférence de presse, que la chloroquine est bel et bien utilisée au CHPG, « mais avec des dosages extrêmement précis, sous surveillance médicale, pour des patients qui ont des symptômes assez forts », précise Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé.
Les risques très graves d’une automédication
Pour autant , l’hôpital, l’ordre des médecins, l’ordre des pharmaciens, le ministère français de la santé et d’autres structures de santé, convergent pour dire que cette molécule peut avoir des effets indésirables graves, notamment des risques cardiaques et des risques d’atteintes aux reins. « C’est pourquoi, elle doit être strictement dosée et strictement utilisée, sous supervision médicale, insiste le conseiller-ministre, qui alerte sur les dangers d’une automédication et sur les risques d’un surdosage. « Dans ce cas de figure cela peut gravement compromettre un certain nombre de fonctions vitales. Par conséquent, comme en France, la Principauté a décidé de bloquer les ventes en pharmacie de cette molécule. Concrètement , cette molécule et d’autres associés ( dérivés pharmaceutiques) seront réservés à l’hôpital, pour éviter ce risque que j’évoquais »
Une seule pharmacie avec de la chloroquine
Cependant , certaines personnes qui prennent déjà cette molécule (dispensée par leur médecin) parce qu’elles ont une maladie chronique ou autre pathologie pourront, bien sûr, être encore approvisionnées à Monaco . « Nous avons fait en sorte qu’une seule pharmacie sur la principauté dispense ce médicament, poursuit Didier Gamerdinger. L’ordonnance devra être montrée pour vérifier qu’il s’agit bien d’une maladie chronique préexistante. Nous sommes extrêmement attentifs sur ce point car nous craignons une ruée sur ce médicament et des risques d’utilisation indus, sans contrôle médical. »
