TECHNOLOGIE — L’année 2020 sera une année pivot pour le développement du numérique à Monaco… La preuve ? Toutes lignes confondues, le budget du numérique s’établira en 2020 à une somme supérieure à 58 millions d’euros. « D’après les calculs que j’avais effectués en 2018, proportionnellement, c’est-à-dire en tenant compte du nombre de personnes qui résident à Monaco ou qui y travaillent, ceci nous place à des niveaux similaires à ceux d’un pays leader en la matière tel que Singapour », note Franck Julien, président de la Commission pour le développement du numérique. Néanmoins selon cet élu, « la dette technologique de la Principauté », c’est-à-dire le retard pris par la Principauté dans ce domaine, demeure « très important ». « Mais grâce aux projets en cours, tels que le cloud souverain, l’infrastructure smart city, l’infrastructure de gestion de données, la mise à niveaux des réseaux de l’administration monégasque, la future plateforme d’identité numérique, le développement de nouveaux télé-services, etc. cette dette technologique va se réduire considérablement », nuance-t-il. Ce conseiller national se montre en revanche moins optimiste sur les textes législatifs dans ce registre où le retard, selon lui, « demeure conséquent ». Et ce malgré le vote le 4 décembre dernier, de deux projets de loi et d’une proposition de loi (1). « Je pense notamment au texte qui permettra à Monaco de se mettre en conformité avec le Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD) », indique-t-il. Dans les semaines à venir, gouvernement et élus devront aussi poursuivre l’étude du projet de loi sur la blockchain. Un sujet essentiel au financement des sociétés à Monaco et à la diversification de l’économie monégasque.
(1) Projets de lois relatifs à l’économie et à l’identité numériques et une proposition de loi pour la numérisation des titres de sociétés
