lundi 18 mai 2026
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    La guerre vue par les Monégasques

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    HISTOIRE/L’écrivain-historien Frédéric Laurent et son fils réalisateur Jérémie ont recueilli durant trois années les témoignages de Monégasques pour concocter un documentaire inédit sur Monaco durant la Seconde Guerre mondiale. Ce film sera projeté officiellement à l’automne, en présence du prince Albert, puis diffusé sur Monaco Info.

    Durant plus d’une heure et demi, une trentaine de témoins racontent. Ces Monégasques et résidents, enfants ou jeunes adultes durant le conflit mondial, narrent aussi bien l’inquiétude de voir la guerre débarquer aux portes de Monaco, leur quotidien basculer avec l’occupation italienne puis allemande, le fascisme pénétrer les strates de la société monégasque… « La guerre, pour moi, n’a pas commencé en 1939 mais en 1938. Nous avions très peur. Nous sentions que la guerre allait être déclarée entre la France et l’Allemagne et donc entre la France et l’Italie, les deux pays étant les fameuses puissances de l’axe », commente ainsi René Novella. L’ancien secrétaire d’Etat et jeune homme durant la guerre, est l’un des 47 Monégasques et Français interviewés et filmés durant trois années par les Laurent père et fils, Frédéric et Jérémie, pour leur documentaire Monaco et la guerre. Certains sont d’ailleurs hélas décédés entretemps…

    Paris envahi

    En 1938, on espère encore dans la “trêve” des accords de Munich. Dans un premier temps, c’est l’euphorie à Monaco. « Après le coup de tonnerre de Munich, c’est la joie générale, il n’y aura pas de guerre », pense-t-on alors en principauté. Une illusion de courte durée. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. Deux jours après, c’est la déclaration de guerre de la France et la mobilisation des Français de Monaco. Les bruits de bottes s’amplifient, la ville de Menton est vidée de ses habitants. Le 10 juin 1940, l’Italie entre dans le bal de l’horreur.

    « Quand l’Italie déclare la guerre, c’est ce qu’on a appelé le coup de poignard dans le dos. Les Allemands avaient déjà contourné la ligne Maginot. C’était le coup de grâce donné à l’armée française qui était déjà à terre », raconte ainsi Michel Chiappori. Un plan d’évacuation est alors mis en œuvre à Monaco, les bombardements commencent. Pour Mussolini, envahir la Riviera française est un objectif majeur. « Ils tiraient sur le fort qui était situé au Cap-Martin. Les obus passaient au-dessus. On voyait l’impact sur le tir au pigeon. Ça faisait des gerbes monumentales », explique Mario Valeri, ancien employé de jeu. « Mussolini voulait transporter la frontière italienne jusqu’à la Principauté en quelque sorte », observe Roger Bennati, jeune résistant pendant la guerre et ancien maire de Beausoleil.

    VICHYSTE/La Principauté est administrée par un Ministre d’Etat, Emile Roblot, et des conseillers de gouvernement français nommés ou adoubés par Vichy et le statut des juifs est appliqué à Monaco. © Photo Collection particulière
    VICHYSTE/La Principauté est administrée par un Ministre d’Etat, Emile Roblot, et des conseillers de gouvernement français nommés ou adoubés par Vichy et le statut des juifs est appliqué à Monaco. © Photo Collection particulière

    Gouvernement vichyste

    La France, bientôt coupée en deux, est désormais gouvernée par le maréchal Pétain. Elle signe, les 22 et 24 juin 1940, l’armistice avec l’Allemagne et l’Italie. Hitler prend possession de Paris. « Au début, on était très choqués car on est francophiles. Ma voisine qui était française pleurait », se remémore René Novella. Monaco, protectorat français depuis le traité de 1918, doit adopter les ferments de la “Révolution nationale”. La Principauté est administrée par un Ministre d’Etat (Emile Roblot) et des conseillers de gouvernement français nommés ou adoubés par Vichy et le statut vichyste des juifs est appliqué à Monaco. Ce qui implique l’exclusion de professeurs du lycée de Monaco comme l’écrivain Armand Lunel, prix Renaudot et professeur de philosophie. Quant aux conseils national et communal, ils voient leurs prérogatives suspendues dès octobre 1940…

    L’annexion de Menton, à quelques encablures de Monaco, « a hystérisé » une partie de la communauté italienne qui fait 40 % de la population monégasque à l’époque, rappelle dans son documentaire Frédéric Laurent. Le parti fasciste avait en effet pignon sur rue à l’avenue du port, siège de la Casa da Italia. « Il y avait une communauté italienne très importante en principauté dont les ressortissants occupaient des emplois mineurs. Il y avait des femmes de ménage, des terrassiers, des hommes de peine. Ces gens vont devenir du jour au lendemain les seigneurs de Monaco et c’est avec eux que les habitants vont avoir des problèmes », souligne René Clerissi. « Les fascistes, ça a constitué la toile de fond du Monaco de l’époque, de Beausoleil et des communes environnantes. Il y avait une densité de fascistes ici certainement plus grande qu’en Italie même », constate Roger Bennati.

    © Photo Mairie de Monaco - Médiathèque communale - Detaille
    © Photo Mairie de Monaco – Médiathèque communale – Detaille

    Résultat de cette propagande et de cet endoctrinement fascistes, le 27 octobre 1940, Monaco connaît son premier drame : un jeune Beausoleillois de 17 ans est battu à mort par des fascistes. C’est Roger Piancastelli, résistant FTPF de Cap d’Ail, qui le raconte : « Pierre Weck était allé au cinéma avec ses sœurs à Beausoleil. Aux actualités, il avait hué Mussolini. A la sortie du cinéma, il a été suivi par des jeunes. Ils l’ont attaqué rue Plati dont un à coup de gourdin. Il est mort trois jours après. Il a eu des obsèques solennelles avec le tout-Monaco et Cap d’Ail. » « Au procès des assassins du jeune Weck, quelques mois plus tard, la présence ostentatoire d’uniformes italiens empêchera la justice d’être rendue sereinement », commente Frédéric Laurent. Un terreau fertile pour l’occupation italienne. Car en novembre 1942, les troupes transalpines pénètrent Monaco. « Quand l’armée italienne a défilé rue Grimaldi, j’ai vu des gens de Monaco avec des drapeaux italiens et criant Viva Italia », se souvient Jean-Joseph Pastor. Dans la rue Grimaldi, des jeunes poussaient les chariots en criant “Duce, Duce”. Les Monégasques décident de faire bloc et de montrer leur soutien au prince. « La place du palais était remplie. Cette manifestation populaire avait pour but de remettre les choses au point », explique Max Brousse.

    Occupation italienne

    Sous l’occupation italienne, les autorités fascistes, réputées brutales, traquent les opposants au régime mussolinien. Monaco, qui ne compte alors que 24 000 habitants, enregistre pas moins de 300 arrestations (plus une centaine à Beausoleil). « On faisait attention à ce qu’on disait car on ne savait jamais à qui on parlait », se rappelle Hubert Pastorelly. « L’occupation italienne est une vraie occupation avec délation, arrestations de beaucoup de compatriotes français et italiens considérés comme des antifascistes », renchérit René Novella. C’est aussi l’heure des privations. « C’était une obsession. Comment manger ? Comment trouver des tickets de pain ? Comment faire du marché noir ? », résume Marcel Germini, résistant FTPF de Cap d’Ail.

    © Photo Detaille
    © Photo Detaille

    Des Italiens aux nazis

    En juillet 1943, la destitution de Mussolini sonne la reddition de l’Italie. Monaco change d’occupant et bascule sous la houlette nazie. Dans un premier temps, Monaco exprime un sentiment antifasciste. Dans le film, Roger Bennati raconte comment adolescent, il a participé au casse de magasins tenus par des fascistes notoires. Soudain, les chars allemands débarquent boulevard des Moulins. Une patrouille met les “casseurs” à genou, le fusil sous la tempe. « Quelqu’un a eu la présence d’esprit formidable de dire “on casse les Italiens car ils ont abandonné la lutte”. Les Allemands sont remontés dans leur engin, ils sont repartis et nous avons recommencé à casser de plus belle », relate Roger Bennati, le sourire aux lèvres. Démarre alors une nouvelle occupation, moins ostentatoire mais bien active, en raison de la servilité du ministre d’Etat Emile Roblot. Le journaliste-historien Frédéric Laurent relate comment plusieurs centaines de holdings, aux mains de personnages douteux, sont créées sur le territoire monégasque. « Dans l’entrée d’un immeuble de 4 ou 5 appartements, on voyait des rangées de boîtes aux lettres avec les noms de sociétés monégasques de métallurgie, d’horlogerie ou de commerce extérieur », explique Olivier Deleau, vice-consul de France durant la guerre. « La Principauté va être dès 1940 prise en charge par des services économiques allemands, avec la complicité de Roblot, et servir de boîte aux lettres pour toute une série d’activités et de trafics de marchés noirs au travers de trafiquants installés à Monaco », note l’historien Pierre Abramovici. Avant d’ajouter : « L’arrivée des allemands développe le trafic en principauté. Ils ont un projet, la banque Charles, du nom du banquier nazi suisse Johannes Charles. L’installation de cette banque est facilitée par le ministre d’Etat. L’objectif est de faire un trafic entre l’Europe occupée par les Allemands et les pays neutres, notamment le Portugal, l’Espagne et l’Amérique latine pour faire partir l’argent de la spoliation, du vol et du pillage vers ces pays neutres. » Le projet de la banque Charles capote avec le revers de l’armée allemande et débarquement en normandie mais plusieurs trafiquants à la solde des allemands, notamment le “collabo” Michel Szkolnikoff, prendront possession d’une grande partie de l’immobilier et de l’hôtellerie monégasques.

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    © Photo Mairie de Monaco – Médiathèque communale – Detaille

    Gestapo

    A Monaco, les Nazis développent leur politique de déportation antisémite. « Une nuit, entre 2h et 3h du matin, on entend des hurlements. Il y a un raffut dans le couloir. C’est une famille de juifs étrangers qui sont raflés. Ils séparent les gosses de la mère. On se regarde verts, désespérés avec ma femme en se disant qu’il ne faut pas rester », raconte le réalisateur Gérard Oury, alors réfugié en principauté. « Durant l’occupation italienne, les juifs n’ont jamais été inquiétés. Quand les allemands sont arrivés, tout a changé », observe Jacques Wolzok, enfant durant la guerre. Actuel membre de la commission d’indemnisation des victimes de spoliation, créée par Albert II en 2006, rapporte avec sa sœur Adrienne comment une nuit de 1944, de nombreux juifs, alertés par un commissaire de police, ont pu échapper à une rafle à l’Hôtel Alexandra et à la mort. « Mon père a pu recueillir énormément de monde à la maison. Toutes ces personnes ont été sauvées, autrement elles auraient été certainement envoyées à Nice puis à Drancy… » Cette nuit-là, plusieurs dizaines de juifs ont été arrêtés. Notamment François Gompers, de la famille de bijoutiers arrêtés et pillés par la Gestapo. Ou encore Mileslav Oxner, savant polonais à la tête des laboratoires du musée océanographique. « Il a été dénoncé comme juif par un haut magistrat de la Principauté Edouard Lejeune le 30 avril 1944 », rappelle Frédéric Laurent.

    BEAUSOLEIL/Le défilé de la Libération à Beausoleil est parti du centre-ville jusqu’au Moneghetti. Au centre, la “mascotte” Madame Piazza, les officiels et les soldats américains. © Photo Archives Municipales de Beausoleil - Fonds Privé
    BEAUSOLEIL/Le défilé de la Libération à Beausoleil est parti du centre-ville jusqu’au Moneghetti. Au centre, la “mascotte” Madame Piazza, les officiels et les soldats américains. © Photo Archives Municipales de Beausoleil – Fonds Privé

    A Monaco, on rêve de la libération. Elle arrivera le 3 septembre, non sans dégâts préalables. Le square Théodore Gastaud est dévasté, le quartier du port est bombardé quotidiennement. « Les Allemands ont placé leur centre de communication en Méditerranée dans un bunker situé près du port », note Frédéric Laurent. C’est l’accentuation des privations. « Le moment le plus dur, c’est celui qui va du débarquement en Provence à la Libération car à Monaco nous sommes privés d’eau, de gaz et d’électricité. Pendant 15 jours, j’allais tous les jours à l’école des frères pour prendre la ration familiale de soupe populaire. Nous n’avions plus rien », se remémore René Novella. Le 3 septembre au matin, après une nuit « titanesque », les derniers allemands quittent la Principauté et le drapeau français flotte sur la gare. Les groupes de résistance se rejoignent place d’Armes. Jean-Joseph Pastor se rappelle encore ému des unités américaines qui campent à l’entrée de la ville. « Il y avait une dizaine de jeeps arrêtées à la frontière. Ils nous ont distribué des barres de chocolat vitaminés et des chewing-gum. » Pour la communauté juive, qui a dû se cacher durant des années, cette nuit-là prend une dimension d’autant plus forte. « On a vu tout un tas de gens sortir de terre. Ils étaient blancs. Tous les juifs sont venus célébrer la libération », confie Adrienne Wolzok. Avec la Libération vient aussi le temps de l’épuration et de la chasse aux collabos. Jean-Joseph Pastor a encore en mémoire les images de ces « jeunes femmes sur des estrades, avec des résistants qui les rasaient et peignaient la croix gammée sur leur crane… » La principauté ne retrouvera son calme que le 8 mai 1945. Au final, durant la Seconde Guerre mondiale, « Monaco a perdu 20 % de sa population », conclut Frédéric Laurent.

     

    DESTIN/

    Monaco a échappé de peu à l’annexion de la France

    LIBÉRATION/Les officiels sortant du casino municipal de Beausoleil. Au centre le commandant Jean Giraudet, représentant à Monaco du Commissaire régional de la République française, Raymond Aubrac. Giraudet quittera ses fonctions le 8 décembre 1944. © Photo Archives Municipales de Beausoleil - Fonds Privé
    LIBÉRATION/Les officiels sortant du casino municipal de Beausoleil. Au centre le commandant Jean Giraudet, représentant à Monaco du Commissaire régional de la République française, Raymond Aubrac. Giraudet quittera ses fonctions le 8 décembre 1944. © Photo Archives Municipales de Beausoleil – Fonds Privé

    « Il y a une vacance du pouvoir. Des communistes monégasques envisagent d’investir le palais et de proclamer une République (populaire) », raconte Guy Konopnicki, dont le père, Raphaël, alias Camarade Édouard Voisin, est résistant communiste. Après avoir participé aux combats libérateurs, il est mandaté par le Parti communiste français pour s’opposer à l’annexion de la principauté par la France. « C’est un peu in extremis car il n’y aucune force militaire capable d’empêcher un coup de force. On sort de la guerre… », raconte Guy Konopnicki, se gaussant du « côté comique de cette histoire ».

    En novembre 1944, Monaco échappe de justesse également à une annexion de la France. Le résistant français Raymond Aubrac, alors commissaire de la République, le résume parfaitement dans son témoignage. Les forces de la résistance suggèrent « un plan permettant d’annexer la principauté sans aucune difficulté ». « Quand je me suis trouvé devant le général de Gaulle, il m’a dit : “si vous aviez annexé Monaco, je vous aurais publiquement et officiellement blâmé mais personnellement approuvé. Seulement vous me demandez la permission. Je ne peux pas vous la donner”. » _M.R.

     

    HOMMAGE/

    Des résistants fusillés

    A Monaco, les groupes de résistants se sont formés dès la fin 1941. Grâce à leur travail de renseignement, ils alimentent essentiellement les services secrets britanniques et de la France libre à Londres. Ce sont par exemple eux qui préparent l’évasion de plus de 80 aviateurs anglais et canadiens emprisonnés au fort de la Revere. Cachés dans des appartements de Monaco avant d’être évacués. « On a fourni des papiers et des vêtements pour les parachutistes », relate Anita Masini, alors jeune résistante, dans le documentaire Monaco et la guerre.

    Parmi les personnages emblématiques de ces réseaux, on compte Louis Aureglia, alors maire de Monaco, et deux de ses proches, Arthur Crovetto et Pierre Blanchi, en relation avec la France combattant à Alger.

    A la tête de la résistance gaulliste (Combat), il y a un industriel de Monaco, Raoul Chenevez, César Solamito, très proche du prince Rainier et René Borghini, haut fonctionnaire du conseil national. « La résistance communiste se sert de la Principauté comme base arrière où viennent et opèrent des dirigeants dans la clandestinité. Notamment le père de l’historien Guy Konopnicki, alias Edouard Voisin. » Sous l’occupation allemande, la chasse aux résistants s’organise. Le 3 juillet 1944, René Borghini est arrêté par les allemands, sur dénonciation du ministre d’Etat Emile Roblot. Transféré à la prison de Nice où il est torturé, il sera fusillé à l’Ariane. Tout comme Esther Poggio, son agent de liaison, et un jeune Beausoleillois de 17 ans, André Kraemer. _M.R.

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