Fin septembre, à l’ONU, c’est la situation dramatique que connaît Alep, et toute la Syrie, qui a largement fait débat. « Nul ne peut nier que la Russie a noué un partenariat avec la Syrie pour mener des crimes de guerre », a ainsi tonné l’ambassadeur britannique, Matthew Rycroft, devant le Conseil de sécurité. La 71ème assemblée générale des Nations unies s’est en effet ouverte « à un moment critique », selon la formule du secrétaire général Ban Ki-moon. Avec comme question centrale, la problématique des réfugiés (on en compte 21 millions à travers la planète !). Une réunion était organisée à l’initiative de Barack Obama à ce sujet. « Nous sommes ici les représentants d’un monde en crise, un monde blessé par les guerres, divisé par les inégalités, bouleversé par les déplacements de population qui se multiplient. Un monde meurtri par la faim, la maladie, déchiré par la violence, endeuillé par le terrorisme », a d’ailleurs rappelé le ministre d’Etat le 22 septembre à la tribune onusienne, évoquant la responsabilité des dirigeants de ce monde à « trouver les réponses aux souffrances, aux injustices et aux inquiétudes qui nous assaillent ». Selon Serge Telle, « concilier les impératifs de développement et ceux de la préservation de la Terre, pour permettre à une population de huit ou neuf milliards de personnes dans quelques années, de vivre ensemble, sera le grand défi de notre siècle. Cela passe d’abord par la préservation du climat. » Le ministre d’Etat en a profité pour annoncer le vote de ratification de l’accord de Paris par le conseil national, d’ici à la fin 2016. « Monaco s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% à l’horizon 2030 par rapport à 1990. » Prônant « un changement de civilisation », le chef du gouvernement monégasque s’est également engagé sur la nécessaire éducation des enfants aux « problématiques environnementales ».
