jeudi 16 avril 2026
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    « Des avancées pour le droit des femmes »

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    MODERNITE/Pour le médecin et élu Jean-Michel Cucchi, le mode de gouvernance d’Albert II est « en phase avec notre époque ».

     

    Globalement, qu’est ce qui distingue le mode de gouvernance du prince Albert de celui de son père ?

    Nous sommes, il me semble, dans la droite ligne des Grimaldi, avec ce souci constant de modernisme, d’ouverture sur le monde et de progrès social. Le prince Albert II est un défenseur de la planète et un humaniste convaincu, comme le montrent ses actions en faveur de l’environnement et du développement durable. Le monde évolue sans cesse et celui d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui d’hier, avec, entre autres, l’immédiateté de l’information et l’interconnexion à l’échelle planétaire. C’est donc surtout l’environnement de cette gouvernance qui a changé. La proximité du souverain avec ses sujets, son écoute bienveillante et sa volonté de dialogue montrent sans nul doute combien son mode de gouvernance est en phase avec notre époque.

     

    Et pour le conseil national spécifiquement, c’est la fameuse  politique du pas vers l’autre ?

    L’Etat monégasque est particulier. Un système monarchique donne certes beaucoup de pouvoir à l’Exécutif, mais le conseil national est un élément important du dispositif. Le pas vers l’autre, c’est celui que doit faire le gouvernement vers le conseil national et vice-versa, car ainsi, on avance ! Les limites ne se trouvent que dans la relation de ces deux entités-là. Elles résident souvent dans le décalage entre la représentation de la communauté nationale incarnée par les élus nationaux et le rythme de l’administration ou ses objectifs pas toujours très clairs. Fondamentalement, la recherche du consensus doit rester de mise pour que les rouages institutionnels fonctionnent. Cela suppose de la confiance, du respect, de l’efficacité et du volontarisme.

     

    Quels sont les principaux chantiers engages ces 10 dernières années ?

    On se souviendra plus tard que l’extension en mer fut initiée durant cette période. On se rappellera bien sûr du Yacht Club, du nouveau conseil national. On se souviendra de la Tour Odéon quelles que soient les zones peu agréables autour de ce dossier. On se rappellera, je crois, du formidable équipement en logements pour les Monégasques et de certaines avancées législatives, en particulier en ce qui concerne le droit des femmes et aussi ceux des administrés. Sur le plan plus personnel, comment ne pas évoquer le mariage princier et bien sûr, l’arrivée des enfants princiers.

     

    Vos attentes pour l’avenir ?

    Il faut tout faire pour continuer de préserver notre système politique, économique et social. Il faut se pencher sur l’avenir du logement domanial pour faire face à la demande future et l’anticiper autant que possible pour ne pas se retrouver comme au début des années 2000 dans une situation compliquée pour de trop nombreux Monégasques. Il faut continuer de développer l’économie dans les pôles d’excellence qui font le dynamisme et les avantages différentiels de la Principauté. Penser les accès à Monaco, penser la mutation de l’économie par le digital et la connectivité. Continuer d’être en pointe sur l’environnement. Bien que nous soyons le second plus petit pays du monde, nous devons être tournés vers l’extérieur sans crainte et sans repli sur soi, la clé est là pour justement protéger la priorité aux nationaux. Et puis il faut aussi que la communauté nationale ne se disloque pas au gré des élections nationales, je continue de prôner le rassemblement le plus large possible des Monégasques et des différentes sensibilités. C’est aussi l’un des enjeux de l’avenir, cette capacité à évoluer tous ensemble, dans le respect, dans le rassemblement en indéfectible soutien au prince Albert II, à son épouse et à l’ensemble de la famille princière.

    _Propos recueillis par Milena Radoman

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