JUDICIAIRE / Le 17 décembre, la chambre du conseil d’appel de la cour d’appel de Monaco a décidé de poursuivre l’ex-président Union des Monégasques (UDM), Jean-François Robillon et son ancien directeur de cabinet, Jean-Sébastien Fiorucci, dans le cadre de l’affaire OpinionWay (voir L’Obs’ n° 124). « Cette décision est un coup dur pour la démocratie et la liberté d’expression à Monaco » a commenté l’UDM dans un communiqué. Avant de rappeler qu’ils avaient été « totalement innocentés par un juge d’instruction qui, dans sa décision, avait qualifié les poursuites «
d’absurdes. » Des poursuites lancées contre eux par le procureur général de Monaco à la demande d’adversaires politiques. » La majorité Rassemblement & Enjeux (R&E) a répliqué par un communiqué : « En aucun cas R&E n’a demandé quoi que ce soit en ce sens. Si l’UDM pense à certains adversaires en particulier, il serait plus clair de les nommer, pour éviter toute confusion. » L’UDM ne décolère pas : « Qui aurait pu imaginer que dans un Etat de droit, des hommes politiques pouvaient être poursuivis pour avoir commandé un sondage banal à un institut reconnu ? » Avant d’ajouter : « La justice monégasque vient de démontrer qu’il n’y a pas d’opposants, mais uniquement des dissidents qui ne sont pas dans ligne, accrochant ainsi la principauté aux wagons de la Corée du Nord, de l’Iran ou du Zimbabwe. » En refusant de « commenter » ou de « juger si l’acharnement dont M. Robillon se plaint est justifié ou non », R&E aimerait que « le législateur apporte des précisions sur les modalités de réalisation de sondages en principauté, notamment ceux à objet politique. » Avant de conclure : « Quelle que soit la décision finale rendue par la justice, les Monégasques savent tous que M. Robillon leur a menti pendant près de 8 mois sur ce dossier : cette faute politique a entre autres été payée par une défaite électorale de la liste qu’il conduisait. »
