EHPAD public, clinique mobile de santé, maison de retraite médicalisée… Voilà ce que les candidats aux municipales de Beausoleil proposent.
À Beausoleil, la question du grand âge s’impose comme un sujet de campagne à part entière : où accueillir les personnes âgées dépendantes ? Comment éviter l’éloignement des familles ? Et quelles solutions proposer, au-delà de l’hébergement, pour le suivi médical et le bien-être au quotidien ? Sur ces enjeux, les candidats avancent des projets différents. Le maire sortant réaffirme son ambition de voir enfin aboutir une maison de retraite médicalisée sur la commune, un projet évoqué depuis plusieurs années du côté des Moneghetti. Gérard Spinelli assure travailler avec des acteurs spécialisés pour rendre l’opération possible, tout en pointant les obstacles qui freinent sa concrétisation. « Nous travaillons activement avec un réseau de maisons de retraite disposant de lits médicalisés, afin de pouvoir concrétiser ce projet dans les années à venir, précise-t-il à l’Obs’. La création d’un établissement se heurte toutefois à des contraintes foncières, réglementaires et financières importantes, qui expliquent les délais rencontrés. »
Son fils et adversaire, Nicolas Spinelli, place aussi cette question du grand âge en tête de ses priorités et promet la création d’un EHPAD public. Pour lui, l’enjeu est d’éviter que les personnes âgées soient contraintes de quitter la ville faute de place, au risque de rompre les liens familiaux. « Nous sommes régulièrement confrontés à des situations déchirantes où des personnes âgées doivent partir dans des établissements éloignés et se retrouvent isolées. Permettre à nos aînés de terminer leur vie ici, dans des conditions dignes et à proximité de leurs proches est un devoir que nous avons, indique-t-il. Depuis 2008, la création d’une maison de retraite médicalisée est systématiquement promise à chaque élection. Il est temps d’agir. » Sur l’emplacement, le candidat évoque plusieurs options : « Idéalement, l’EHPAD serait situé en centre-ville ou aux Moneghetti. Si les opportunités ne se présentent pas rapidement, on peut également envisager son implantation au Devens, dans le cadre d’une restructuration multigénérationnelle du site. Dans tous les cas, il ne faut plus perdre de temps. »
De son côté, Livio Orsi met l’accent sur l’accès aux soins, notamment pour les personnes isolées, et pas uniquement les personnes âgées. Son projet : le lancement d’une clinique mobile de santé, conçue comme un outil de prévention et de repérage. L’idée est d’aller au-devant des habitants pour réaliser des contrôles simples : audition, vue, dépistage du diabète… « Ce type de dispositif existe déjà ailleurs, par exemple à Nice, avec des bus qui se déplacent et permettent de faire un point de santé sans multiplier les démarches », explique-t-il. Autre proposition : la création d’un centre aquatique thérapeutique (sur une partie du terrain de la Crémaillère). Il s’agirait d’un espace de santé et de bien-être, avec des activités adaptées, allant de la rééducation à la natation douce.
