Alors que le gros œuvre du nouvel hôpital de Monaco est achevé, l’un des défis qui se pose désormais est d’adapter ce très long chantier aux avancées médicales et aux besoins évolutifs des patients.
Le chantier du nouvel hôpital a récemment franchi une étape majeure avec l’achèvement du gros œuvre. Cependant, face à la durée de ce projet colossal (les travaux ont commencé en 2015 et s’achèveront dans leur globalité en 2032), le CHPG nouvelle génération devra nécessairement s’adapter aux évolutions des techniques médicales. « C’est un point sur lequel j’alerte depuis de nombreuses années et sur lequel nous sommes bien évidemment conscients », a souligné Christophe Robino, conseiller-ministre aux Affaires sociales et à la Santé lors d’une conférence de presse. « Le principe est de rendre cet hôpital le plus modulaire possible de façon à pouvoir s’adapter à l’évolution des pratiques médicales et des techniques. Il est clair que, si vous me demandez si on achètera en 2032 le même matériel que nous aurions acheté en 2012, je vais vous répondre non. Si vous me demandez si les besoins, par exemple, en bloc opératoire sont les mêmes en 2012 et en 2032, je vais vous répondre non également. »
Vieillissement de la population, nouvelles maladies
Au-delà des techniques qui évoluent (avec notamment de plus en plus d’interventions par des techniques micro-invasives, des méthodes endoscopiques ou des méthodes de radiologie interventionnelle), le nouvel hôpital devra aussi s’adapter aux besoins de la population. « Avec l’évolution de la population, le vieillissement de la population, l’apparition de nouvelles maladies, les besoins changent. Il nous faut donc répondre et anticiper ces besoins. Ce qui veut dire qu’il est possible que certains services qui n’existaient pas initialement dans le projet du nouvel hôpital, voient le jour d’ici l’ouverture du nouvel hôpital », a indiqué Christophe Robino.
Que deviendra l’actuel hôpital ?
Autre question qui se pose : une fois la première partie de l’hôpital livrée, que deviendront les bâtiments libérés ? « Une grosse partie de l’emprise du CHPG actuel va être occupée par le nouveau CHPG. Ensuite, effectivement, la tour maternité, le Pavillon Louis II, sont amenés à disparaître. Dans une politique de renaturation de la ville, on peut imaginer en faire des jardins… Mais je crois, compte tenu des surfaces constructives qui seront libérées, que nous avons aussi d’autres projets potentiels. Cela peut être des structures pour personnes âgées, ou du logement. Mais ce qui est certain c’est que les surfaces libérées seront exploitées au mieux », a indiqué le ministre.
