Si c’est sans surprise à Fontvieille que les industries monégasques sont majoritairement situées, elles sont aussi présentes dans l’ensemble des autres quartiers de la Principauté. Une étude de l’IMSEE nous éclaire sur leur géographie.
Les industries monégasques ont une spécificité. Du fait de l’exiguïté du territoire, elles sont souvent nichées, en étages, dans des immeubles… Et sans surprise, c’est bien sûr à Fontvieille qu’elles sont majoritairement implantées. En 2021, près d’une industrie sur deux se trouve en effet dans ce quartier (79 sur 182). « En 2021, la fabrication de produits en plastiques (13), l’imprimerie et services annexes (7) et la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie et de pâtes alimentaires (6) sont les industries ayant le plus d’établissements dans ce quartier », précise l’IMSEE.
Activités artisanales à Monte-Carlo
Quid de Monte-Carlo ? Etonnamment, dans ce quartier qui concentre casinos monégasques, bâtiments Belle époque, et immeubles luxueux, une industrie, certes moins visible mais bien réelle, existe. Une activité qui s’apparente davantage à des activités artisanales. « En effet, dû à son exiguïté, ce quartier s’éloigne d’une industrie dite de masse, mais accueille à la place des petites structures », rajoute l’IMSEE. L’étude nous apprend ainsi qu’entre 2012 et 2021, 25 nouvelles entités ont décidé de s’implanter dans ce quartier (contre 21 à Fontvieille). Sur les 36 présentes à Monte-Carlo, 16 n’ont pas de salarié, et 11 sont des entreprises manufacturières employant moins de cinq salariés. Parmi les activités présentes dans ce quartier, on retrouve notamment la réparation et maintenance navale, ainsi que l’industrie de l’habillement.
Fabricant de glaces et de sorbets
Le quartier de la Condamine dispose lui aussi d’un nombre assez conséquent d’établissements industriels. 29 au total, avec une spécificité : un tiers de l’industrie alimentaire (7) se situe dans ce quartier, avec la présence de 4 des 6 fabricants de glaces et sorbets de la Principauté. Qu’en est-il à l’Est du territoire ? L’industrie s’y installe aussi progressivement. La Rousse et le Larvotto comptaient à eux deux seulement 4 établissements du secteur en 2000. Sur les deux zones cumulées, 17 industries au total sont aujourd’hui implantées. « La Rousse commence à s’industrialiser dès 2003, voyant une entreprise supplémentaire s’y implanter chaque année durant cette décennie, précise l’IMSEE. Le Larvotto connait un essor plus récent et en dénombre 5 en 2021, soit 3 de plus qu’en 2013. »

