L’IMSEE vient de publier le bulletin météorologique de la Principauté… L’occasion d’observer quelles ont été les températures moyenne enregistrées à Monaco en 2022, et combien de jours durant l’année, il a été nécessaire de sortir son parapluie. L’an passé, les températures ont atteint un record absolu en Principauté.
Entre un fort déficit de pluie, des températures 1,4 degré au-dessus des normales par rapport à la dernière décennie et deux épisodes caniculaire, le tableau dressé au 31 décembre 2022 par l’IMSEE dans son focus météo est remarquable par bien des aspects. Créé il y a 11 ans pour analyser les conditions météorologiques et climatiques de la Principauté, ce document livre des enseignements pas vraiment rassurants pour l’année écoulée. Première indication indéniable : 2022 s’inscrit dans la tendance de l’augmentation des températures. Avec un record de chaleur établit le 20 juillet 2022 à 35,1 degrés, et aucune température négative – la minimale ayant été de 5,3 degrés – « l’analyse des données journalières montre que la majorité des températures est restée au-dessus de la courbe normale de mai à septembre », relève l’IMSEE. Sans compter sur un automne particulièrement chaud, un ensoleillement plus fort et une pluviométrie déficitaire. En effet, sur les 10 premiers mois de l’année, on comptabilise seulement 256,2 mm de pluie contre 367,2 mm sur la même période en 2021. Avec des écarts notables : 123,5 mm pour le seul mois de décembre 2022 contre 0,3 mm en juillet. 51 jours de pluie en tout et pour tout ont été comptabilisés sur l’année 2022. C’est tout de même 30% de moins que sur une année normale. Personne n’a non plus oublié les deux gros épisodes caniculaires entre le 17 et le 21 juillet puis entre le 30 juillet et le 10 août. « Durant ces deux périodes, les températures minimales sont restées respectivement supérieures à 25,9 degrés et à 24,9 degrés. Dans la nuit du 19 au 20 juillet, la température s’est maintenue à presque 29 degrés. Pendant ces jours de canicules, les températures diurnes sont restées au-dessus des 31 degrés », commente l’IMSEE.
