samedi 27 juin 2026
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    Il est le coiffeur des stars : itinéraire du résident monégasque Rossano Ferretti

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    Le résident monégasque Rossano Ferretti a ouvert un salon aux Thermes Marins. Ce « designer du cheveu », qui a façonné la coupe des plus grandes stars internationales, revient sur son parcours atypique qui a commencé à l’adolescence.

    Certes, Rossano Ferretti n’a pas aujourd’hui une chevelure flamboyante… Mais ses clients, une fois passés entre ses mains, peuvent assurément se vanter d’en avoir une. Ce résident monégasque, chic dandy italien, a quitté « la grisaille londonienne » pour poser ses valises à Monaco il y a 6 ans. Après avoir ouvert un premier salon à l’Hôtel de Paris (fermé depuis), le voilà de retour en maison SBM. Cette fois-ci aux Thermes Marins. Dans son mini-salon, vue mer, seulement cinq fauteuils ont été installés pour accueillir la clientèle. Son crédo ? « Nous avons une philosophie de travail qui est de faire du sur-mesure et de ne pas céder aux sirènes des tendances, indique-t-il. Chaque client est unique. C’est la raison pour laquelle nous n’avons ouvert que des petits salons de trois, quatre ou cinq fauteuils. » Et ce maître « dei capelli » (“cheveux” en italien) ne les ouvre pas n’importe où. Ses 20 salons — situés à Dubaï, Miami, New York, Paris, Barcelone, Milan ou encore Rome — sont en effet uniquement implantés dans des hôtels ou des spas. « Cela a toujours été ma culture », avance-t-il.

    Rossano Ferretti
    En 1990, âgé de 32 ans, Rossano Ferretti ouvre son premier salon à Parme qui existe encore aujourd’hui. Il possède désormais une vingtaine de salons notamment à Dubaï, Miami, New York, Paris, Barcelone, Milan, Rome, et bien sûr, dernièrement, Monaco. © Photo Monte-Carlo Société des Bains de Mer

    Sa méthode ? La coupe invisible

    Cet artisan italien le martèle sans cesse : ses employés (une centaine au total) tous façonnés à la méthode Ferretti, ne sont pas des coiffeurs, mais des « maîtres » ou des « designers » du cheveu. Avant de passer au bac, les clients doivent en amont répondre à un petit interrogatoire sur leur hygiène de vie, le sport ou non qu’ils pratiquent, leur alimentation, et bien sûr, leurs habitudes capillaires. Objectif : adapter la coupe et proposer aux clients les produits naturels — made in Ferretti — les plus adaptés. Sa méthode de travail — essentiellement transmise aujourd’hui au personnel par sa sœur — repose sur une technique singulière : « la coupe invisible ». Le principe ? Se concentrer sur le mouvement naturel des cheveux, adapter la coupe en fonction de la structure du visage ou de la personnalité, sans détériorer la cuticule, le cortex ou encore les pigments. Pour mener à bien cette coupe, l’homme a même créé son propre ciseau à dents horizontales. Un outil qui lui a tout de même demandé 7 ans de travail mais qu’il n’a pas fait breveter. Le processus étant à ses yeux « trop long et fastidieux. »

    Coiffeur Rossano Ferretti
    © Photo Monte-Carlo Société des Bains de Mer

    « J’ai eu envie de provoquer ce talent »

    Comment ce professionnel né dans un tout petit village près de Parme a-t-il alors réussi à se faire un nom ? Comme souvent, l’ADN familial y est pour quelque chose. Rossano Ferretti avait un grand-père barbier et une mère coiffeuse. Quant à son père, son métier était plutôt éloigné des salons de coiffure puisqu’il élevait des porcs… « Ma maman m’a transmis la passion, puis mon grand-père m’a convaincu de me lancer dans ce métier. » À 15 ans, il part une semaine à Londres et fait ses tous premiers pas dans ce milieu professionnel.  « J’ai alors découvert que j’avais un talent pour cela. J’ai donc eu envie de provoquer ce talent », indique-t-il. Le jeune adulte part ensuite parfaire ses connaissances dans le monde entier. À Paris, à Hong Kong, en Inde, ou encore au Brésil, avec un objectif en tête : découvrir toutes les natures de cheveux. « Quand j’étais jeune, il n’y avait pas d’afro-américaines ou d’asiatiques à Parme. Parcourir le monde était donc la seule façon pour moi de connaître tous les types de cheveux. Ma vie a été une auto-formation permanente », résume-t-il.

    Les stars font appel à lui

    Peu à peu, l’homme fréquente de plus en plus le milieu de la mode et du mannequinat. Les stars font aussi appel à lui. Lesquelles ? L’Italien ne le dira pas.  « Pour moi, tout le monde est une célébrité », répond-il. Il nous invite donc à jeter un œil aux articles de presse qui lui ont été consacrés. Et c’est là que l’on découvre que Kate Middleton, Salma Hayek, Lady Gaga ou encore Jennifer Lawrence ont confié leur chevelure à ce professionnel qui a ouvert son tout premier salon à Parme en 1990. Il n’était alors âgé que de 32 ans.  « Ce salon existe encore aujourd’hui. Il est situé dans l‘appartement d’un immeuble, au premier étage. Dès l’ouverture, le succès a été immédiat. J’avais une liste d’attente de quatre mois. » Après Monaco (son dernier salon en date) l’homme ambitionne d’en ouvrir trois autres, notamment en Asie. « Mais il est toujours compliqué de convaincre des Italiens d’aller vivre sur place… », nous confie-t-il. L’homme a également fait de nombreux séminaires dans le monde pour parler de sa success story. Une success story qui va, assurément, prendre encore du volume.

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