Le Sun Casino au Fairmont a définitivement fermé ses portes. Résultat : la Société des Bains de Mer n’a plus désormais que deux grands pôles de jeux : le Grand Casino et le Café de Paris. Cela signifie-t-il que les joueurs sont moins nombreux ?
Jadis exploité par la Société des Bains de Mer, le Sun Casino situé au sein de l’Hôtel Fairmont a définitivement fermé ses portes depuis de longs mois. Pourquoi le groupe a-t-il fait un tel choix ? La SBM ne s’en cache pas. C’est avant tout une raison économique qui est avancée. Car louer cette partie de l’hôtel coûtait au groupe la coquette somme de 8,5 millions d’euros par an. « C’est le seul endroit où l’on payait un loyer. Ce qui nous semblait démentiel », a justifié Jean-Luc Biamonti, le président-délégué du groupe. Le personnel ainsi que les tables et autres machines à sous ont donc été transférés dans les deux autres grands pôles de jeux qu’il reste : à savoir le Grand Casino et le Café de Paris. « On s’en porte très bien d’avoir acté cette fermeture. De plus, s’en avoir à licencier », poursuit le patron de la SBM.
Des casinos éphémères
La fermeture de cet espace est-elle toutefois le signe d’une perte de clients aux jeux ? « Je ne pense pas que l’on ait perdu de la clientèle, répond Jean-Luc Biamonti. Les joueurs qui étaient des habitués du Sun Casino sont simplement remontés au Grand Casino et au Café de Paris. » A ce stade, la SBM n’envisage pas de créer un troisième grand pôle de jeux mais mise plutôt sur la création de casinos éphémères, durant l’été notamment, comme ce fut déjà le cas au Blue Gin.
Les nouvelles générations sont-elles attirées par les casinos ?
L’autre enjeu pour la SBM sera également d’attirer de nouveaux joueurs. « On ne peut pas dire que l’on voit de nouvelles générations de joueurs arriver. Mais on fait tout pour encourager les vocations. Dans le Grand Casino par exemple, nous avons installé des roulettes qui attirent une clientèle plus jeune, car les joueurs ne sont pas en connexion directe avec le croupier. Pour les novices, c’est donc moins intimidant. »
« En Europe, le Casino de Monaco est une exception »
Monaco est connu pour avoir de multiples spécificités… C’est manifestement vrai aussi dans le secteur des jeux. « En Europe, Monaco est une exception », indique en effet le directeur-délégué de la SBM Jean-Luc Biamonti. Qu’est-ce qui fait alors cette singularité monégasque ? Selon le patron du groupe, dans la plupart des casinos, les établissements sont en très large majorité – à 80 % – , équipés de machines à sous, et le reste, en jeux de tables. A Monaco, le ratio n’est pas du tout le même. Il y a 50% de machines à sous et 50 % de jeux de tables. « De plus l’éventail de la clientèle peut être très large. Nous avons des machines à sous qui démarrent à 20 centimes au Café de Paris, jusqu’à de très gros joueurs de tables au Casino de Monte-Carlo », rajoute le patron de la SBM. Autre spécificité pour les connaisseurs : Monaco est probablement le dernier endroit en Europe où l’on trouve la roulette européenne. « Partout ailleurs, il n’y a plus que la roulette anglaise », précise Jean Luc Biamonti.
