La plage d’Eze s’est considérablement réduite en 10 ans… Cette commune française située tout près de la Principauté fait désormais partie des 126 villes « prioritaires » menacées par la montée du niveau de la mer.
Eze, commune des Alpes-Maritimes située tout près de la Principauté, fait face à une inquiétante montée du niveau de la mer. A tel point que sa plage est menacée… Pour gérer cette urgence, le conseil municipal a délibéré pour faire partie de la liste des 126 villes « prioritaires » menacées par la montée du niveau de la mer, publiée par le gouvernement dans le cadre de la loi Climat 2021. Jusqu’à aujourd’hui, la ville se contentait de refaire l’engraissement de sa plage chaque année avec l’ajout de galets. Cela permettait de tenir la saison. Mais la mairie cherchait une solution à long terme et a par exemple eu l’idée de créer une digue pour contrer les courants qui longent les côtes. Malheureusement, ce projet n’a pas pu voir le jour à cause des posidonies… Ces herbes marines font partie de l’écosystème de la Méditerranée, et jouent elles-mêmes un rôle majeur dans la protection des côtes contre l’érosion. « En dix ans, la plage s’est considérablement réduite, constate le directeur général des services à la mairie d’Eze, dans les colonnes de 20 Minutes. Elle est très étroite, large de seulement 3 ou 4 mètres. Alors, quand l’été arrive, on a du mal à laisser les 1,20 mètre entre le trait de côte et les restaurants. » Frédéric Billy ne mâche pas ses mots, pour lui, « la plage est en train de disparaître ». Grâce à l’adhésion à cette liste, la commune pourra compter sur l’aide financière de l’Etat pour réaliser notamment des études et des cartographies, et limiter le droit à bâtir dans les zones concernées. À noter que la ville d’Eze est la seule du département à faire partie de la liste des sites « prioritaires » menacés par l’érosion du littoral. Un non-sens pour le directeur général des services d’Eze, qui confie à nos confrères avoir été étonné. « C’est un sujet qui concerne tout le monde. On pensait être dans une démarche globale », a-t-il ajouté.

