Le gouvernement monégasque et l’ONG “Médicaments contre les maladies négligées“ ont noué en avril dernier un partenariat. Objectif : permettre aux enfants qui vivent avec le sida d’avoir enfin accès à des traitements adaptés.
C’est une réalité relativement peu connue… Malgré une augmentation considérable du nombre d’adultes ayant accès aux traitements contre le VIH, les enfants restent laissés pour compte, faute de médicaments adaptés à leurs besoins. Près de 800 000 enfants qui vivent avec le VIH – la majorité en Afrique subsaharienne – ne reçoivent pas de traitement. Cela représente près de 50 % des enfants vivant avec cette maladie dans le monde. Sans traitement, la moitié d’entre eux, nés avec le VIH, mourront avant l’âge de deux ans. Au niveau mondial, c’est en Afrique du Sud que le nombre d’enfants vivant avec cette maladie est le plus élevé. Parmi les 310 000 enfants vivant avec le VIH, moins de la moitié (47 %) reçoit un traitement antirétroviral (TAR). Au Sénégal, seul un tiers des 4 000 enfants vivant avec le VIH ont accès au TAR.
Les enfants qui vivent avec le VIH sont particulièrement négligés. Jusqu’à récemment, il n’existait aucun traitement adapté à leurs besoins. Les médicaments existant contiennent de l’alcool et ont un goût amer. Ils ont aussi besoin d’être réfrigérés, ce qui est problématique dans certains pays du sud.
Des traitements révolutionnaires
« Les enfants vivant avec le VIH sont donc particulièrement négligés. Jusqu’à récemment, il n’existait aucun traitement adapté à leurs besoins. Les médicaments existant contiennent de l’alcool et ont un goût amer. Ils ont aussi besoin d’être réfrigérés, ce qui est problématique dans certains pays du sud », fait savoir l’ONG “Médicaments contre les maladies négligées“ (1). Aujourd’hui, la science a toutefois avancé. Une véritable révolution a été opérée dans le diagnostic et le traitement du VIH pédiatrique. « Il est désormais de notre responsabilité de veiller à ce que les enfants vivant avec le VIH aient accès à ces nouveaux diagnostics et traitements qui représentent une avancée majeure », insiste Bernard Pécoul, directeur exécutif de cette ONG.
L’engagement monégasque
En avril dernier, le gouvernement monégasque, via la Coopération internationale, a décidé de soutenir cette cause avec un engagement de 300 000 euros sur trois ans (2022-2024). Cette subvention accordée par la Principauté permettra de financer des projets en Afrique du Sud et au Sénégal. L’objectif est d’augmenter et de faciliter l’accès à ces nouveaux traitements révolutionnaires.
(1) ONG : Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi)
