Le chantier actuellement en cours pour surélever le bâtiment de la Sûreté publique a pris du retard. La livraison n’est prévue qu’à la fin de l’année 2023. En attendant, les conditions de travail des policiers monégasques exerçant au sein de ce bâtiment en travaux sont manifestement pénibles.
Le bâtiment de la Sûreté publique a besoin d’un sérieux coup de neuf et surtout d’un agrandissement… Voilà pourquoi, une surélévation du bâtiment a été décidée. Problème : ce chantier qui impacte la circulation du quartier mais aussi et surtout le fonctionnement de la police monégasque (1), a pris du retard. En cause ? « Le marché a été attribué avec du retard car nous avons reçu des appels d’offres plus coûteux que ce que nous avions prévu au départ. Nous avons donc dû rentrer dans une phase de négociations, a indiqué Céline Caron-Dagioni, conseiller-ministre à l’Equipement, lors des récents débats budgétaires. Le retard vient donc de ces négociations qui ont été menées. » Toujours selon ce membre du gouvernement, les travaux préparatoires ont d’ores et déjà été effectués – d’où les installations de chantier que l’on peut voir sur place – « mais pas le gros œuvre de structure permettant de lancer la surélévation. » Selon un calendrier livré hier soir en séance publique, la livraison de ce chantier est donc prévue pour fin 2023.
« Il est extrêmement difficile pour eux de travailler en site occupé »
S’ils ne nient pas la complexité que représente la gestion d’un chantier en Principauté, les élus du Conseil national ont toutefois regretté ce retard, car les conditions de travail du personnel exerçant dans ce bâtiment sont manifestement pénibles.« Les policiers travaillent en effet dans des conditions particulièrement difficiles », a reconnu Patrice Cellario, conseiller-ministre à l’Intérieur. « Il est extrêmement difficile pour eux de travailler en site occupé et d’avoir un chantier au-dessus de leur tête. Nous en sommes pleinement conscients », a de son côté rajouté Céline Caron-Dagioni. Pour sa part, l’élu Thomas Brezzo a également regretté que le personnel soit « entassé dans des bureaux. » « Ce qui pose également des problèmes en termes de confidentialité, notamment lorsque que des personnes sont entendues dans les locaux de la police. » Le gouvernement a assuré de son côté tout faire pour livrer le bâtiment dans les meilleurs délais possibles.
(1) Le personnel de la Fonction publique est réparti sur deux sites : une partie est restée dans le bâtiment traditionnel actuellement en travaux, une autre partie a été relogée au Stade Louis II.
