Les patients Covid actuellement hospitalisés au CHPG à Monaco sont plus jeunes qu’auparavant et ne présentent pas de comorbidités. Pourquoi le profil des malades hospitalisés a-t-il changé en Principauté ?
C’est un constat qui est fait dans de nombreux hôpitaux français mais aussi à Monaco… Les malades du Covid admis en réanimation et en hospitalisation conventionnelle sont désormais plus jeunes qu’auparavant, avec notamment des quadras, pourtant en bonne santé.
En réanimation, 6 patients âgés entre 43 et 82 ans
« On constate sur l’hôpital une diminution de la circulation du virus et du nombre de patients hospitalisés. En revanche, les âges ont en effet changé, a indiqué hier soir sur Monaco info la directrice du CHPG, Benoite de Sevelinges En réanimation, nous avons actuellement 6 patients âgés entre 43 et 82 ans , et en hospitalisation conventionnelle, les 16 patients qui ont été admis ont entre 39 et 92 ans. Aujourd’hui, nous prenons donc en charge des patients plus jeunes et qui n’ont pas de comorbidités antérieures. C’est un appel à la vigilance pour tout le monde. »
Variant anglais présent à 80 % à Monaco
Comment expliquer alors le rajeunissement des patients hospitalisés à Monaco ? « Probablement, l’effet des variants, notamment britannique qui a largement pris le dessus en Principauté, répond encore Benoite de Sevelinges. Ce variant est actuellement très présent. Il représente plus de 80 % des cas de Covid sur Monaco.» Autre explication avancée : l’effet de la vaccination. Les personnes âgées qui étaient majoritairement hospitalisées auparavant, le sont beaucoup moins désormais car la vaccination les protège.
Les personnes âgées très largement vaccinées à Monaco
Les aînés à Monaco ont d’ailleurs été très largement vaccinés. « 100 % de nos résidents de la Qiétudine sont vaccinés. Plus de 90 % des résidents du centre Rainier III et du Cap Fleuri le sont aussi. Sur toute la filière gérontologique, seuls 8 résidents ne sont pas vaccinés. De ce point de vue là, nous sommes donc sereins sur l’impact de la maladie sur les personnes âgées. Notamment dans les maisons de retraite où l’on n’a plus peur des clusters », conclut Benoite de Sevelinges.
