Pour redynamiser les artères commerçantes et lutter contre l’inoccupation longue durée de certains commerces, le gouvernement vient à la rescousse.
Comment ? En rachetant certains locaux.
Pour éviter que des commerces restent inoccupés en Principauté, le gouvernement a décidé d’être à son tour proactif. Comment ? Tout bonnement, en rachetant certains de ces locaux vacants… Exemple récent et concret : dans le courant de l’année 2019, l’État a acquis, au titre de son domaine privé, le local commercial situé conjointement au 5, rue princesse Caroline et au 1, rue Langlé. Ce commerce, qui pour l’heure, n’a toujours pas de locataire, affiche une belle surface de 121 m² : 85 m² en rez-de-chaussée, et 36 m² en sous-sol. « Cette démarche s’est inscrite dans la volonté de redynamiser l’activité commerciale de la rue princesse Caroline, et plus généralement, le quartier de la Condamine », nous explique le département des finances. Après un premier appel à candidatures lancé en octobre 2019 et déclaré infructueux, un deuxième a été lancé pour une prochaine mise en location. La date limite de dépôt des dossiers auprès de l’administration des domaines était fixée au vendredi 29 janvier à 12 h.

Tant que l’on a des finances publiques bien gérées et que l’on a des possibilités de dégager des marges excédentaires, on achète et on saisit ces opportunités
Autre rachat au boulevard des Moulins
Pour dynamiser l’artère du boulevard des Moulins, l’État a également acquis en janvier 2020, un local commercial situé au 31, boulevard des Moulins au rez-de-chaussée de l’immeuble le Monte-Carlo House. Sa superficie ? Environ 52 m² (35 m² en rdc, et 17 m² en sous-sol). « Le gouvernement disposera de ce local, vide de tout occupant, à la fin du mois de janvier 2021, date à laquelle un appel à candidatures sera publié au Journal Officiel de Monaco en vue de désigner un futur attributaire », nous explique encore le département des finances.
L’État, attentif aux opportunités
Tout comme pour le secteur de l’habitation, l’État se dit donc « attentif » aux opportunités d’acquisition de murs et fonds de commerce qui se présentent. En particulier, dans des secteurs stratégiques et sur des artères commerciales importantes. « Tant que l’on a des finances publiques bien gérées et que l’on a des possibilités de dégager des marges excédentaires, on achète et on saisit ces opportunités », expliquait il y a quelques mois Jean Castellini, conseiller-ministre aux finances et à l’économie.
