Travaux de la Villa Lamartine, du Jardin exotique et de l’académie Rainier III, trois chantiers d’ampleur rythmeront l’année pour la mairie de Monaco.
Ce sont des travaux conséquents que s’apprêtent à poursuivre la municipalité. Leur ampleur n’a cessé d’évoluer. Pas vraiment par choix mais plutôt par nécessité en ce qui concerne à la fois les travaux de l’académie Rainier III et du Jardin exotique. On se souvient qu’en septembre dernier, des décisions d’urgence avaient dû être prises suite à une infiltration d’eau empêchant l’utilisation même de l’infrastructure. « L’enseignement a pu néanmoins reprendre en délocalisant l’ensemble des cours sur plusieurs sites à l’hôtel Colombus, au centre de la jeunesse princesse Stéphanie, dans une salle de répétition de la caserne des pompiers de la Condamine et à la maison diocésaine », a indiqué le maire Georges Marsan. Des travaux « colossaux » ont été d’ores et déjà entrepris et se poursuivent. « Tous les murs ont été cassé et les équipes travaillent sur un seul et grand plateau avant de remonter chaque mur pour recréer des salles de cours. Actuellement, les délais sont tenus et la réouverture du bâtiment est toujours prévue à la rentrée 2021/2022. »

Le Jardin exotique fermé pendant un an de plus
Cette année sera aussi celle de la restructuration du Jardin exotique qui ne rouvrira donc pas au public avant 2022. « Après le confinement, nous avons démarré des travaux de sécurisation et rénovation des rochers artificiels et des passerelles du Jardin avec une fin programmée pour le mois de janvier 2021. Mais au fur et à mesure de l’avancée du chantier, ces travaux se sont avérés beaucoup plus importants que prévus », a averti Georges Marsan. Une enveloppe financière supplémentaire a d’ailleurs été accordée d’urgence par le gouvernement à la fin de l’année 2020. De l’argent qui servira à couvrir les frais engendrés par ces travaux d’ampleur non anticipables et indispensables à la réouverture du site encore non précisément datée mais actée pour pas avant 2022.

Une maison intergénérationnelle boulevard princesse Charlotte
Heureusement, certains projets structurants avancent eux à bon rythme. C’est le cas de la Villa Lamartine dont le chantier, située au 19 boulevard princesse Charlotte, avance à grand pas. 750 m2 ainsi qu’un sous-sol destiné à accueillir une maison de vie intergénérationnelle. « On veut faire de cette villa un lieu plus vivant où il sera possible de louer des salles pour des événements. On souhaite donner l’impression d’être comme à la maison », a commenté Camille Svara, premier adjoint au maire en charge des seniors et déléguée à la médiathèque. Dans le courant du mois de février, le sonothèque José Notari et la vidéothèque vont donc être transférées rue princesse Antoinette tout près de la bibliothèque Louis Notari. « A terme, nous y relogerons le club le Temps de vivre, l’espace Snoezelen et le restaurant A Pignata », a indiqué le maire. Enfin, mauvaise nouvelle concernant la tant attendue médiathèque. Le chantier de l’îlot Pasteur ayant pris six mois de retard, sa livraison ne devrait être opérationnelle qu’en 2024.
