C’est un sujet écologique majeur qui a été récemment abordé au Conseil national par l’élu de la majorité et président de la commission environnement, Guillaume Rose : trouver des méthodes pour lutter contre un phénomène climatique de plus en plus prégnant : les îlots de chaleur urbain (ICU).
Qu’est-ce que ce terme signifie très concrètement ? Il s’agit d’élévations localisées des températures dans les centres-villes. Cette hausse de la température en zone urbaine est liée à l’augmentation de la population mais aussi à l’urbanisation intensive des villes, aussi bien de jour comme de nuit. Ce phénomène peut avoir des conséquences multiples : sur la santé et le bien-être des habitants, sur le maintien de la biodiversité animale et végétale, ou encore sur les consommations énergétiques. Monaco, dont on connait l’urbanisation massive, a décidé à son tour de lutter contre ce phénomène climatique. Comment ? « Pour lutter contre les îlots de chaleur, il faut mettre en place des mesures de végétalisation à certains endroits spécifiques. Voilà pourquoi, avec la direction de l’environnement et la direction de l’aménagement urbain, différents endroits ont été repérés avec des caméras thermiques pour voir où se situent les îlots de chaleur en Principauté », a indiqué Céline Caron-Dagioni, conseiller-ministre pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme. Quelles peuvent être ces solutions de végétalisation ? Certes, planter des arbres, mais pas que. « Parfois, ce sont des espèces différentes, rajoute ce membre du gouvernement. Un cabinet spécialisé est en train de nous aider à travailler sur ce sujet important. Des expériences ont déjà été menées à l’étranger. Nous observons ce qui se pratique dans d’autres villes urbanisées. » Lors d’une prochaine commission plénière d’études avec le Conseil national, le gouvernement viendra avec des proposition concrètes, et des tests seront menés sur certains îlots de chaleur déjà identifiés à Monaco.
