Le film documentaire Herbert Traube, le destin français d’un indésirable, écrit et réalisé par Clara Laurent, sera diffusé le vendredi 17 novembre à 18h30 au Théâtre des Variétés en présence du prince Albert II. Un temps d’échange entre la réalisatrice, Herbert Traube, et le public est également prévu à la fin du documentaire.
C’est un documentaire poignant. Et un récit saisissant… Le vendredi 17 novembre, le Théâtre des Variétés va projeter le documentaire Herbert Traube, le destin français d’un indésirable, écrit et réalisé par Clara Laurent. Rescapé de la Shoah, résistant à Marseille, et légionnaire soldat de la Libération, Herbert Traube, né en 1924, est considéré comme l’un des derniers grands témoins de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. Survivant des persécutions nazies, ce Mentonnais est doté d’une mémoire intacte et d’une forme physique hors du commun pour son âge.Dans ce documentaire, il embarque la réalisatrice sur les lieux qu’il a traversés depuis sa naissance à Vienne pour lui raconter son histoire à la fois dramatique, singulière et rocambolesque. Sélectionné pour la dixième édition du festival d’Amnesty International « Au Cinéma pour les Droits Humains » (2023), le film a été présenté notamment au Mémorial de la Shoah à Paris, au Camp des Milles (Aix-en-Provence) et au Charbon sur Lignon.
Tarif : 10 euros. Achat de places possible à la Maison de France au 42 rue Grimaldi (93 25 21 64.) Paiement sur place, le 17 novembre 2023, au théâtre des Variétés, 1 boulevard Albert Ier, selon les disponibilités.
SON HISTOIRE
C’est l’histoire d’un homme qui a traversé le chaos de l’Histoire du XXe siècle.Né juif autrichien à Vienne en 1924, témoin de l’Anschluss, persécuté par les nazis, Herbert Traube est interné dans des camp français de 1940 à 1942. Après avoir résisté à Marseille, il s’évade d’un train en marche vers les camps de la mort. Il s’engage alors à 18 ans dans la Légion étrangère et devient soldat de la Libération. De 1945 à 1947, ironie de l’histoire, il doit former des Allemands prisonniers de guerre engagés dans la Légion et s’embarquer avec eux en Indochine. Naturalisé français en 1949, Herbert s’installe en région parisienne où il fonde une famille. En 1989, désormais retraité, il est élu conseiller municipal du village de Sainte-Agnès (Alpes-Maritimes). Il devient maire-adjoint en 1990. Ainsi, cet émigré devenu « français non par le sang reçu mais par le sang versé » (formule de la Légion étrangère qu’Herbert aime à citer) sera un élu de la République française au service de ses concitoyens jusqu’en 2008. La « bête immonde » des dictatures étant hélas toujours prête à renaître, raconter l’histoire d’Herbert, c’est sensibiliser au poison de l’antisémitisme et aux mécanismes menant à la barbarie. Herbert Traube participe lui-même avec une énergie impressionnante depuis des années au « devoir de mémoire ». En 2016, la Fondation des Milles a publié son autobiographie, « Une odyssée peu commune de Vienne à Menton ».
Un film produit par Nina productions, avec le soutien de l’association monégasque « Pour le Devoir de Mémoire » et avec la collaboration de La Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Éducation.
