Ce directeur des travaux de 32 ans, employé dans une société monégasque, se lance le défi d’atteindre le mont Cho Oyu, situé à 8 201 mètres d’altitude dans l’Himalaya.
Accompagné d’un sherpa pour une expédition de 44 jours, Thibaut Wadowski espère transmettre des valeurs de dépassement de soi et de tolérance afin de venir en aide à une association népalaise.
Le 27 août prochain, Thibaut Wadowski, salarié monégasque et père de famille, prendra le départ d’une ascension haletante. Une épopée qu’il attend avec une impatience extrême. Il n’aura comme accompagnateur que 45 kg de matériel sur le dos, et l’assistance vitale de son sherpa, Norbu. Un homme de grande expérience ayant de nombreuses expéditions à son actif. Le trentenaire peut aussi compter sur Thierry Lauret, qui assure en amont sa préparation mentale, et William Pugliesi, kinésithérapeute et ostéopathe de profession. Car en plus des 70 000 euros (dont 20 000 déjà récoltés) qu’il doit trouver pour permettre à cette expédition d’avoir lieu, il faut aussi compter sur une préparation intense pendant plusieurs mois avant le départ. Pourquoi une telle ambition ? « Ce que je veux véhiculer, ce sont des notions de dépassement de soi, de persévérance et de liberté. Des valeurs qui m’ont amené naturellement vers l’alpinisme. C’est pour moi, un moyen d’évasion, un moyen de se sentir en vie, d’être en accord avec la nature qui décide ou non de bien vouloir m’accueillir », assure Thibaut Wadowski.

« Tout va très vite. On n’a qu’une vie et elle peut s’arrêter du jour au lendemain. Gravir ces sommets, c’est clairement thérapeutique pour moi. Le bienfait généré après une expédition, je l’estime entre 6 et 8 mois. Cela me permet de relativiser beaucoup d’événements »
En mémoire de ses parents
Lui qui a connu de nombreux tourments durant ces dernières années et qu’il évoque très pudiquement. L’AVC de sa femme qui la paralyse un temps avant que l’air de la montagne ne lui permette de retrouver son chemin et ses ambitions. En 2017, Thibaut Wadowski l’emmène gravir le mont népalais Kala Pathar (5 643 m). « Prendre des risques mesurés lui a permet de revivre et de reprendre confiance », estime le jeune homme. Son énergie, il la puise aussi dans le souvenir de ses parents, disparus à un an intervalle, à la suite de maladie. Des décès brutaux qui auraient facilement pu faire sombrer le jeune homme vers la mélancolie. En lieu et place de cela, une fois la colère atténuée, c’est aussi pour eux qu’il gravit ces sommets. En 2019, il atteint ainsi en leur mémoire le mont Himlung Himal (7 126 m). Pour empêcher la mort qui s’est immiscée à son insu dans son foyer de gagner sur la vie. « Tout va très vite. On n’a qu’une vie et elle peut s’arrêter du jour au lendemain. Gravir ces sommets, c’est clairement thérapeutique pour moi. Le bienfait généré après une expédition, je l’estime entre 6 et 8 mois. Cela me permet de relativiser beaucoup d’événements. »
Lui qui a connu de nombreux tourments durant ces dernières années et qu’il évoque très pudiquement. L’AVC de sa femme qui la paralyse un temps avant que l’air de la montagne ne lui permette de retrouver son chemin et ses ambitions. En 2017, Thibaut Wadowski l’emmène gravir le mont népalais Kala Pathar (5 643 m). « Prendre des risques mesurés lui a permet de revivre et de reprendre confiance », estime le jeune homme. Son énergie, il la puise aussi dans le souvenir de ses parents, disparus à un an intervalle, à la suite de maladie. Des décès brutaux qui auraient facilement pu faire sombrer le jeune homme vers la mélancolie. En lieu et place de cela, une fois la colère atténuée, c’est aussi pour eux qu’il gravit ces sommets. En 2019, il atteint ainsi en leur mémoire le mont Himlung Himal (7 126 m). Pour empêcher la mort qui s’est immiscée à son insu dans son foyer de gagner sur la vie. « Tout va très vite. On n’a qu’une vie et elle peut s’arrêter du jour au lendemain. Gravir ces sommets, c’est clairement thérapeutique pour moi. Le bienfait généré après une expédition, je l’estime entre 6 et 8 mois. Cela me permet de relativiser beaucoup d’événements. »

« Ce que je veux véhiculer, ce sont des notions de dépassement de soi, de persévérance et de liberté. Des valeurs qui m’ont amené naturellement vers l’alpinisme »
Venir en aide aux familles endeuillées de sherpa
La Covid-19 étant passé par là, il n’est pas encore assuré au jeune homme de bien pouvoir gravir le mont Cho Oyu, accessible uniquement grâce au visa que voudra bien lui délivrer la Chine. Si le précieux sésame n’arrivait pas, Thibaut Wadoswki a déjà prévu un (beau) plan B : la face nord du mont Manaslu situé à 8 186 mètres d’altitude au Népal. Car l’objectif extra-sportif est de venir en aide à l’association Butterfly Help Project. Un organisme népalais qui aide les familles endeuillées de sherpa en permettant à leurs enfants de suivre une scolarité continue. Mais aussi aux futurs sherpas, indispensable à ceux qui veulent tenter une ascension, d’obtenir la formation requise à ce métier extrêmement dur et dangereux. « A travers la communauté que je génère, tout ce que je fais permet d’aider cette association », certifie le trentenaire. Grâce notamment à son concours, Butterfly Help Project a déjà ouvert quatre écoles dans les zones les plus reculées du Népal. Cette concrétisation apportera une nouvelle pierre à l’édifice que l’association essaie tant bien que mal de construire.
Pour soutenir Thibaut Wadowski : vous pouvez participer à la cagnotte mise en ligne sur www.helloasso.com/associations/bodhicitta/collectes/ascension-du-cho-oyu ou vous rendre sur son site www.thibautwadowski.com.
Pour en savoir plus sur l’association :








