Un programme de rénovation de la maternité et des salles d’accouchement du CHPG va débuter en 2023. Comment mener à bien ces travaux sans perturber l’activité très dense de ce service ?
Le calendrier se précise… La phase 1 du nouveau CHPG sera livrée durant l’année 2025. Et c’est en 2026 que les premiers patients seront accueillis dans cet établissement hospitalier flambant neuf. Toutefois, certains services d’envergure devront encore rester plusieurs années dans l’actuel CHPG car leur transfert dans le nouvel hôpital n’est prévu que durant la phase 2. C’est notamment le cas du service maternité. « Pendant ce laps de temps, il paraît donc nécessaire de rénover les salles de naissance et le bloc maternité pour des raisons de sécurité de la prise en charge », a rappelé l’élue Marie-Noëlle Gibelli en séance publique. En réponse, le gouvernement a précisé qu’un programme de rénovation des salles d’accouchement et de la maternité est bel et bien prévu. Les travaux devraient débuter en 2023.
Maintenir en activité le service, malgré les travaux
Toutefois, la difficulté réside dans le fait de mener à bien ces travaux tout en maintenant en fonctionnement ce service dont l’activité est très dense tout au long de l’année. « La contrainte principale est effectivement de pouvoir maintenir l’activité du service, a indiqué Céline Caron-Dagioni, conseiller-ministre à l’équipement et à l’urbanisme. La rénovation va donc se faire, de mémoire, entre 4 et 5 phases, de façon successive. Petit à petit, une salle sera rénovée, puis une autre. Raison pour laquelle, en termes de planning, la rénovation va être assez longue. C’est la contrepartie de travailler en site occupé. La priorité est de maintenir l’activité même si les travaux s’étaleront sur plus de temps. » Ce membre de gouvernement a précisé que les appels d’offres ont d’ores et déjà été lancés. « Nous sommes sur le point de sélectionner des entreprises qui vont pouvoir travailler avec ces contraintes-là », a-t-elle enfin assuré.
Aides maternelles à Monaco : leur situation étudiée par les autorités
La présidente de la commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports du Conseil national, Marine Grisoul, a parallèlement alerté le gouvernement sur la situation des aides maternelles à Monaco. Une profession qui, selon cette élue, a beaucoup évolué ces dernières années. « Nous vous avons récemment adressé un courrier en ce sens, a-t-elle indiqué en séance publique. Les aides maternelles souhaiteraient notamment qu’une fiche de poste soit établie. De plus, l’échelle indiciaire dans laquelle elles sont classées n’est plus en phase avec le fort développement des tâches et des compétences qui leur sont demandées. Nous pensons donc nécessaire que soit envisagée la revalorisation de leur échelle indiciaire ou la création d’une échelle spécifique adaptée à leur métier. » En réponse, le conseiller-ministre à l’Intérieur, Patrice Cellario, a assuré qu’une réflexion sur ce sujet est en cours et que leur situation est étudiée de près par le gouvernement.
