Dans le dernier observatoire de la démographie édité par l’IMSEE fin mai, des chiffres clés liés à la natalité, à l’espérance de vie, aux mariages et aux divorces ainsi qu’au mode d’obtention de la nationalité monégasque ont été révélés.
24 naturalisations par ordonnance souveraine en 2022
Sur les 9686 Monégasques que compte la Principauté, combien ont obtenu la nationalité par ordonnance souveraine de naturalisation ? Selon l’IMSEE, 1336 personnes au total (736 hommes et 600 femmes) sont devenus monégasques par ce mode. En 2022, 24 naturalisations (12 hommes et 12 femmes) ont été accordées par le prince. Elles étaient au nombre de 8 en 2021, 45 en 2020, 55 en 2019, ou encore 32 en 2018. Pour le reste de la population, plus des 2/3 des Monégasques le sont par filiation (6499). Près d’un Monégasque sur cinq a acquis la nationalité par mariage (1805).
L’une des plus hautes espérances de vie du monde
L’espérance de vie des Monégasques s’établit à 86,5 ans en règle générale pour les Monégasques : 84,4 ans pour les hommes et 88,7 ans pour les femmes. Une espérance de vie tellement longue qu’elle atteindrait même un record mondial. « Effectivement, l’espérance de vie à la naissance des nationaux monégasques que nous calculons semble plus élevée que celle des autres pays disponibles dans les différents classements internationaux », nous indique l’IMSEE (1). Comment expliquer alors un tel record ? Selon l’institut statistique, un ensemble de facteurs y contribue. « En effet, la quasi-totalité des Monégasques vit à Monaco, dans un environnement avec une large offre de soins, dont l’accès est en plus facilité par la petite taille du territoire, qui est de plus exposé à un climat méditerranéen, donc plutôt doux », nous précise l’institut statistique. Divers facteurs socio-économiques considérés comme « favorables » ont également des effets bénéfiques sur cet indicateur. Que ce soit le niveau de vie mais aussi les conditions et la pénibilité du travail.
Une natalité 2022 historiquement faible
Monaco n’échappe pas au léger déclin démographique qui touche l’Europe occidentale ces dernières années. La fécondité y est en recul avec 2,1 enfants par femme en 2020-2022. « Il s’agit du plus faible taux observé depuis 2005-2007 alors que l’indice se maintenait à un niveau élevé depuis 2007-2009 en comparaison avec les pays européens. » En 2022, le nombre de naissance s’élève à 92 (39 garçons et 53 filles) contre 103 en 2021. Il s’agit du total le plus faible observé depuis 2012.
Les Monégasques sont majoritairement des femmes
Sur les 9686 Monégasques que compte la Principauté, la moyenne d’âge se situe à 44,7 ans. Les femmes y ont toujours été majoritaires. « L’ancien cadre légal, où seule la femme pouvait prétendre à obtenir la nationalité après 5 ans de mariage explique le déséquilibre général entre les femmes et les hommes », précise l’IMSEE. La proportion d’hommes représente à ce jour 45,7%, en évolution lente mais régulière depuis 1951.
Le taux de divorce ne cesse d’augmenter
L’adage qui dit qu’un mariage sur deux se termine par un divorce est potentiellement vrai à Monaco. Pour preuve, la proportion d’unions rompues pour la génération 1990-1999 est de quasiment 50%. Celle-ci a divorcé plus vite que ses deux précédentes générations. D’autre part, la proportion d’unions rompues au bout de treize ans pour la génération de mariages 2000-2009 est sensiblement identique à celle de la génération de mariages 1990-1999. Petite éclaircie, il n’y a eu que 30 divorces en 2021, soit le taux le plus faible observé depuis plus de 30 ans. D’autre part en 2022, 8 mariages entre deux époux monégasques ont été célébrés, un record depuis 2002.
(1) Exemple, le classement de l’organisation mondiale de la santé
