jeudi 16 avril 2026
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    Pourquoi les Jardins d’Apolline ont pris l’eau

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    SOCIÉTÉ/Les locataires des Jardins d’Apolline subissent depuis des mois des dégâts des eaux et des inondations à répétition. En séance publique, gouvernement et élus ont évoqué les causes de ce fiasco.

    Devenir plombier vous intéresse ? N’hésitez pas à demander des conseils aux élus du conseil national et aux membres du gouvernement qui sont devenus de vrais experts en la matière. En séance publique — et pendant plus d’une heure — tous ont décortiqué dans les moindres détails les dégâts des eaux qu’ont subi de nombreux locataires des Jardins d’Apolline. Pêle-mêle : fuites d’eaux, moisissures sur les murs, problèmes d’humidité et inondations à répétition. Des dégâts tels que les services de l’Etat ont été obligés de reloger certaines familles dans d’autres appartements domaniaux.

    « Honte urbaine »

    Pour les élus, l’examen du budget primitif 2017 était donc l’occasion rêvée de demander des comptes à l’Exécutif. « Qui sont les responsables de cette honte urbaine ? », a lancé dès l’ouverture des débats l’élue Horizon Monaco, Béatrice Fresko-Rolfo. Si « la chaîne des responsabilités » n’est pas encore déterminée (les fautifs sont-ils « les architectes, les sous-traitants ou les services de l’Etat » s’est notamment demandé Laurent Nouvion), les failles techniques ayant provoqué ces inondations ont été grosso modo élucidées. Selon le conseiller à l’équipement Marie-Pierre Gramaglia, certains produits utilisés sur le chantier ont provoqué une réaction chimique et une « corrosion intérieure et extérieure » des tuyaux. « C’est la première fois que l’on rencontre ce genre de problème, a encore assuré le conseiller. Je peux toutefois vous garantir que des mesures ont été immédiatement prises pour que dans les futures opérations domaniales, à savoir L’Engelin, Villa del Sol, ou encore Soleil du midi, on ne fasse plus les mêmes erreurs. » Pour bien comprendre les causes de ce fiasco aux Jardins d’Apolline, le gouvernement va même mandater des experts en métallurgie et en chimie sur les lieux.

    Bonne qualité de l’eau

    Pour l’heure, difficile de connaître le nombre exact d’appartements sinistrés. Mais le gouvernement devrait en avoir vite une idée précise… Pour éviter que d’autres logements aux Jardins d’Apolline soient à leur tour sous les eaux, une « radiographie » de chaque appartement sera en effet effectuée durant le premier semestre 2017. Objectifs : mettre en évidence si oui ou non il y a des traces humidité, et prendre des mesures préventives en conséquence. Mais que les locataires touchés se rassurent : « Il n’y a aucun problème avec la qualité de l’eau. La société monégasque des eaux fait régulièrement des contrôles », garantit encore Marie-Pierre Gramaglia.

     

    COÛT/

    Une facture salée pour l’Etat ?

    Pour répondre au désarroi des locataires sinistrés — et éviter de les balloter d’un service administratif à l’autre — le gouvernement a décidé de désigner un interlocuteur unique (Elodie Boyer) pour gérer cette crise. L’Exécutif a également pris plusieurs mesures financières : les familles relogées pendant la durée des travaux bénéficieront en effet de la gratuité du loyer. Quant à ceux qui l’ont déjà payé, ils seront remboursés. Par ailleurs, si certains locataires ne veulent pas être relogés car une seule de leurs pièces est sinistrée, ils ne devront payer que 50 % de leur loyer. Enfin, pour les rares foyers qui ont souscrit des contrats habitation-capitalisation, ils bénéficieront du report des échéances de paiement pendant la durée des travaux. Reste à déterminer quelle sera la facture finale pour les caisses de l’Etat. Et à quel point les compagnies d’assurances rembourseront. Car au-delà des travaux à effectuer, des frais de déménagement « que le gouvernement prendra à sa charge », il faudra aussi comptabiliser les milliers d’euros de loyers non perçus par l’Etat, mais aussi le manque à gagner causé par le réquisitionnement de logements temporaires. « Je ne pense pas que l’impact financier soit très important, a nuancé le conseiller pour les finances, Jean Castellini. Et à vrai dire, ce coût passe un peu au deuxième plan. Notre urgence est de circonscrire ce problème le plus rapidement possible. » _S.B.

    Stade Louis II/

    Un « géant obsolète » à démolir ?

    Après 30 ans d’existence, les équipements du stade Louis II commencent sérieusement à être vieillissants et peinent à accueillir — faute de place — certaines activités sportives. Un diagnostic partagé aussi bien par les élus du conseil national que par le gouvernement. Tout le débat est maintenant de savoir s’il faut simplement rénover ce complexe sportif, ou s’il faut carrément construire un nouveau stade sur un site délocalisé. Pour l’élu Jacques Rit, l’hypothèse de démolir le stade Louis II et d’en construire un deuxième est clairement à proscrire. Tout comme il est difficilement concevable qu’un territoire de seulement 2 km2 abrite en intra-muros deux stades. Le conseiller a alors suggéré une piste pour ne pas avoir à détruire ce « géant obsolète » qui a encore « de beaux restes » : « Le stade actuel abrite une foule d’activités commerciales, administratives ou d’enseignement, non liées entre elles, qu’il serait infiniment plus judicieux de délocaliser, libérant ainsi les milliers de mètres carrés nécessaires à l’extension des surfaces dédiées aux sports. Et le tout pour un budget très vraisemblablement beaucoup plus contenu ». _S.B.

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