jeudi 16 avril 2026
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    Le trafic routier : premier pollueur

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    ENVIRONNEMENT/Le 17 octobre, les directions de l’environnement, des affaires maritimes, et la SEPM ont dressé un bilan sur la qualité de l’air en Principauté.

     

    500 000 décès. Ce chiffre alarmant représente la statistique annuelle des Européens victimes des pollutions atmosphériques. Question majeure de santé publique, le gouvernement monégasque a placé cette problématique au cœur de son action selon trois axes : la surveillance, l’information et la réduction des sources de pollution. Comment est alors mesurée la qualité de l’air à Monaco ? Dès 1991, un réseau national de surveillance a été mis en place avec cinq stations fixes homologuées. Depuis 2015, un partenariat a également été noué avec AtmoSud (expert agréé en PACA).

    Favoriser l’utilisation des véhicules hybrides

    Sur la Principauté, l’estimation de la qualité de l’air est exprimée grâce à un indice global de 0 (très bon) à 100 (seuil d’alerte). Relevés réalisés grâce aux données recueillies par les 5 stations de mesures. Bilan : « La pollution atmosphérique résulte, essentiellement, du trafic routier. En conséquence, il faut favoriser le covoiturage, l’utilisation des véhicules hybrides, et électriques (4 % du parc monégasque) », a précisé Valérie Davenet, directeur de l’environnement.

    La pollution des navires

    En Principauté — zone côtière urbaine compacte — la pollution provient donc principalement des déplacements mais aussi du chauffage au fioul. Ainsi, plusieurs impératifs s’imposent : la réduction du nombre de véhicules à moteur (à combustion), l’incitation à utiliser les transports en commun, l’achat de véhicules propres et l’encouragement du télétravail. Autre chantier : le chauffage au fioul. Un constat. La quasi-totalité des navires marchands — dont les navires de croisières — utilisent le fioul lourd comme carburant, jusqu’à 3,5 % de soufre. « Le gouvernement a donc décidé de contraindre tous les navires présents dans les eaux monégasques à utiliser un carburant raffiné, ou à user d’un dispositif de traitement des fumées, scrubber (1) », a souligné Armelle Roudaut-Lafon, directeur des affaires maritimes.

    L’utilisation du gaz

    naturel liquéfié

    « La solution future pourrait consister en l’utilisation du gaz naturel liquéfié (GNL). Il a l’avantage de ne pas rejeter d’oxyde de soufre (SOx). Ce combustible s’avère également vertueux en matière d’oxyde d’azote (NOx) », a expliqué Daniel Realini, directeur général adjoint de la SEPM. Autre piste : l’hydrogène. Avantages : c’est un combustible écologique ne rejetant ni particules fines, ni oxyde d’azote, et aucune particule de CO2. Inconvénients : son coût, le stockage, et l’utilisation de l’hydrogène de manière sécurisée. Néanmoins, les perspectives d’avenir sont multiples : électricité à quai, gaz naturel liquéfié (GNL), « scrubbers », hydrogène, sans oublier la conversion photovoltaïque.

    _Pascallel Piacka

    (1) Les eaux de lavage “scrubbées” sont stockées à bord pour être déchargées dans des installations à terre.

     

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