Selon les derniers chiffres officiels, 20 sociétés et 286 salariés à Monaco sont touchés par un plan social.
Pour éviter une hécatombe au niveau de l’emploi dans les mois à venir, le conseil national demande à ce que le CTTR soit poursuivi jusqu’à la fin de l’année, voire jusqu’au printemps 2021, pour les secteurs les plus durement touchés.
A Monaco, comme ailleurs, la crise sanitaire a plus ou moins gravement impacté divers secteurs économiques. Selon les derniers chiffres livrés par le gouvernement, 286 salariés en Principauté sont touchés par un plan social (chiffre au 31 août 2020). Au total, 20 sociétés sont concernées par ces plans sociaux qui comprennent des départs en retraite anticipée, des départs volontaires, ainsi que des licenciements subis. Concernant les demandeurs d’emplois, au mois d’avril 2020, ils étaient au nombre de 965, et en juillet dernier, ils étaient 1 047.
Un CTTR jusqu’au printemps 2021 pour certains secteurs ?
Des chiffres qui auraient pu être beaucoup plus alarmants si la Principauté n’avait pas mis en place le CTTR (Chômage total temporaire renforcé). Ce mécanisme a en effet permis de sauver de très nombreux emplois en Principauté notamment les salariés les plus exposés de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel et du tourisme en général. Reste à voir jusqu’à quand ce chômage sera maintenu ? Seule certitude pour l’heure : à la mi-août, le gouvernement monégasque a annoncé que le CTTR sera prolongé, a minima, en septembre et en octobre 2020. Du côté du conseil national, on veillera à ce qu’il soit maintenu au-delà pour les secteurs les plus touchés. « Ce dispositif sauve des emplois et en sauvera beaucoup. Le conseil national veillera à ce que le CTTR soit maintenu aussi longtemps que nécessaire, toujours avec discernement, peut-être jusqu’à la fin de l’année. Et peut-être pour certains secteurs – si la reprise du tourisme notamment n’est pas là – jusqu’au printemps 2021 », a indiqué hier en conférence de presse, le président du conseil national, Stéphane Valeri.
Beaucoup de salons annulés et reportés
Il faut dire que les perspectives dans les prochains mois, en particulier pour le tourisme de loisirs et d’affaires, ne sont pas au beau fixe. « L’automne et l’hiver sont devant nous, et il est vrai que nous rentrons dans la période la plus difficile. Celle notamment où il y a le moins de visiteurs individuels et hélas beaucoup d’annulations, a encore constaté Stéphane Valeri. Sylvie Biancheri, la directrice du Grimaldi Forum, s’est battue le plus possible pour décaler à l’automne les salons qui étaient prévus au printemps. Malheureusement, ces reports se traduisent de plus en plus par des annulations. Il y a donc très peu de congrès organisés cet automne et cet hiver. »
La poursuite de la CARE
Autre bonne nouvelle pour les entreprises les plus impactées : la Commission d’Accompagnement de la Relance Economique (CARE) poursuit son action. « Il faut que les commerçants, les travailleurs indépendants et les PME lourdement impactés encore à ce jour par la crise sachent qu’ils peuvent encore s’adresser à cette commission qui continue son travail et continue de recevoir les demandes au cas par cas. Comme pour le CTTR, le gouvernement a annoncé sa poursuite jusqu’à la fin du mois d’octobre. » Pour le conseil national, « il faut qu’elle soit maintenue aussi longtemps que cela sera nécessaire, et avec discernement », a conclu Stéphane Valeri.
