La navette maritime Nice–Monaco a été évoquée lors des récents débats budgétaires au Conseil national en décembre dernier. Un test en période estivale, avec un point d’arrivée à Cap-d’Ail, a été proposé pour dépasser les obstacles techniques et juridiques.
« Alors qu’il est possible de rejoindre la Principauté à pied, à vélo, en train, en bus, en taxi ou même en hélicoptère, l’accès par bateau reste étonnamment absent de l’offre de transport public ». Ce constat, c’est l’élu Fabrice Notari qui l’a dressé en séance budgétaire mi-décembre. Une remarque qui a forcément relancé la question des navettes maritimes entre Nice et Monaco. Plusieurs élus ont rappelé que ce projet, qualifié de « serpent de mer », a connu de nombreux obstacles au fil des années, notamment un appel d’offres resté infructueux et des incertitudes juridiques sur le port d’arrivée. Pour autant, certains parlementaires refusent d’abandonner l’idée. Convaincus de son intérêt, ils proposent aujourd’hui une autre approche plus pragmatique : « tester une navette maritime pendant la période estivale » a notamment proposé l’élue Marine Grisoul. Ce format permettrait de contourner certaines contraintes, notamment les coups de mer plus fréquents pendant l’hiver, tout en évaluant l’attractivité réelle du dispositif. Une telle navette pourrait aussi permettre d’alléger les trains et les routes, ultra-bondés de touristes durant cette période.
Des discussions avec la Métropole Nice Côte d’Azur
Une option que le ministre d’État, Christophe Mirmand, n’a pas écarté. « Il faut en discuter avec les autorités françaises », et notamment la Métropole Nice Côte d’Azur. « Si cette navette est considérée, et ce sera probablement le cas, comme un service public de transport de passagers, cela implique, a priori, que la Métropole Nice Côte d’Azur accepte le principe d’une délégation de service public. Et comme il est également peu probable que cette délégation soit rentable en tant que telle, il faudrait prévoir, le cas échéant, un financement à cet effet. Il faut donc engager une discussion afin de s’assurer que, de leur côté, il existe un intérêt pour une telle démarche et un tel dispositif. »
Le port de Cap-d’Ail évite des contraintes juridiques et techniques
Le ministre a également rappelé qu’il serait plus logique de faire un point d’arrivée sur le port de Cap-d’Ail, situé près du coeur de la Principauté. « Je pense qu’il serait plus facile d’opérer à partir du port de Cap-d’Ail jusqu’au port de Nice, et réciproquement, plutôt que d’engager des pourparlers pour permettre de faire un transport transfrontalier, ce qui est toujours beaucoup plus complexe juridiquement et techniquement. » A suivre.
