Au Conseil national hier soir, le ministre d’État, Pierre Dartout a annoncé que le gouvernement monégasque souhaite créer un parking relais de 3000 places à Èze sur le site de la Brasca. Ce dispositif qui vise à fluidifier l’accès à la Principauté par l’Ouest sera complété par la création d’une trémie, et assorti d’une liaison directe « souterraine et par rails » vers la Principauté.
Serait-ce (enfin) une lueur d’espoir pour les milliers de pendulaires qui font des allers-retours quotidiens (et souvent chaotiques) pour se rendre à Monaco ? En séance publique au Conseil national hier soir, le gouvernement monégasque a annoncé son souhait de créer un vaste parking relais de 3000 places à Èze sur le site de la Brasca. « Ce parking permettra de capter une grande partie des flux routiers d’entrée de ville, contribuant ainsi à une diminution sensible du trafic », a indiqué le ministre d’État, Pierre Dartout. Rappelons que ce terrain de 20 hectares situé à proximité du tunnel autoroutier de l’A500 et de la moyenne corniche, a été acheté par l’État monégasque pour 20 millions d’euros en 2017, et sert comme lieu de stockage pour de grands événements comme le Grand Prix et le Monaco Yacht Show. Le gouvernement monégasque a annoncé que ce parking relais sera complété par la création d’une trémie « dont la réalisation est prévue à plus brève échéance ». Mais pas que. L’Exécutif rajoute que cet ouvrage majeur « doit être accompagné d’une liaison directe et rapide vers la Principauté, souterraine et par rails par exemple », a rajouté Pierre Dartout.
Études environnementales à mener
Pour concrétiser cette solution d’un parking-relais couplé à une desserte express, bien des étapes en amont restent toutefois à concrétiser avec les autorités françaises. Des réunions ont en effet été programmées et des études environnementales ont été lancées avec les représentants français en charge de la gestion du territoire. « Nous pouvons plus particulièrement évoquer l’étude « quatre saisons », pour laquelle un bureau d’étude spécialisé en écologie a été missionné au début du mois de septembre, pour une durée de treize mois, a rajouté Pierre Dartout. Il est ainsi question d’identifier les éventuelles contraintes règlementaires françaises liées à la présence d’espèces protégées sur l’emprise du futur parking, puis des résurgences liées à une liaison souterraine. L’objectif est de disposer de la hiérarchisation des enjeux écologiques et d’un véritable outil d’aide à la décision et de travail pour l’intégration environnementale de cette nouvelle infrastructure.» Selon le gouvernement, il s’agit d’un préalable indispensable répondant à des obligations règlementaires françaises.
Quid du métro Nice/Monaco ?
Concernant « la mise en chantier dans les plus brefs délais d’une ligne de métro express avec, en priorité, le tronçon Nice-Monaco » demandée par les élus du Conseil national, le ministre d’État a rappelé le point de vue du gouvernement : « Dans notre esprit, le parking relais à la Brasca n’exclut pas, dans un second temps, un raccordement par métro avec Nice. Cette idée est en effet intéressante mais elle est aussi particulièrement difficile à mettre en œuvre de par son ampleur, son coût et la multiplicité des acteurs qui seraient impliqués, a-t-il indiqué. Dès lors, vous l’aurez compris, notre priorité est de solutionner le principal goulot d’étranglement autour de Monaco, ce que permet de faire le projet de la Brasca. »
