Le conseiller-ministre aux Affaires sociales et à la Santé, Christophe Robino, a annoncé en conférence de presse le lancement de plusieurs campagnes de vaccination courant octobre contre la grippe, le Covid et le papillomavirus.
Depuis quelques semaines, les cas positifs de Covid augmentent en Principauté comme ailleurs. « Une petite recrudescence en partie liée à la circulation du variant Eris, note Christophe Robino, conseiller-ministre aux Affaires sociales et à la Santé. Ce variant est en réalité un sous-variant d’Omicron qui n’a aujourd’hui pas de gravité particulière par rapport au variant souche et aux variants qui ont pu circuler il y a trois ans. Cependant, il est très contagieux.» Si le nombre de personnes contaminées est relativement important, dans la plupart des cas, il s’agit de symptômes assez mineurs : une grande fatigue, des symptômes rhinopharyngés, et parfois, des problèmes digestifs. Comme toute infection virale, celle-ci peut toutefois avoir des conséquences graves sur les personnes âgées et fragiles. C’est pourquoi, le gouvernement préconise un rappel vaccinal dès le mois d’octobre. « À ce titre, je vous annonce que nous avons commandé la nouvelle version du vaccin Comirnaty. 3000 doses arriveront la semaine prochaine, a précisé Christophe Robino. Je rappelle que cette vaccination est recommandée aux personnes de plus de 65 ans et aux personnes qui ont des comorbidités. Elle est toutefois ouverte à tous ceux qui le souhaiteraient. » Concernant les enfants, la vaccination est également possible, mais le gouvernement recommande de se rapprocher d’un médecin traitant ou d’un pédiatre pour avis. La vaccination est effectuée au Centre monégasque de dépistage, une structure qui a son siège au CHPG. Toutefois, des discussions sont en cours pour permettre une vaccination par les praticiens de ville.
Vaccination contre la grippe : les pharmaciens monégasques à nouveau mis dans la boucle
La deuxième campagne de vaccination concerne comme chaque année : la grippe. « Nous espérons une couverture vaccinale la plus large possible car elle est essentielle, en particulier pour les personnes âgées et celles qui ont des pathologies chroniques », indique encore le ministre de la santé. Pour améliorer cette diffusion de la vaccination, les pharmaciens auront la possibilité à nouveau d’assurer la vaccination. « Toutes les personnes d’un certain âge ou présentant des pathologies, recevront des caisses sociales de Monaco, une prise en charge gratuite », rajoute Christophe Robino.
Vaccination contre le papillomavirus : une campagne de sensibilisation dans les écoles
La troisième campagne que le gouvernement souhaite mener est celle contre le papillomavirus, en collaboration avec le Centre monégasque de dépistage, l’association Fight Aids, et la Croix-Rouge monégasque. « Nous allons mener une campagne de sensibilisation dans les écoles. L’objectif étant de toucher les enfants, mais surtout les parents, pour une vaccination la plus large possible. Elle est destinée aux jeunes âgés entre 11 et 14 ans puisque l’on sait que c’est la période durant laquelle on peut commencer à contracter des infections aiguës au papillomavirus, indique Christophe Robino. La plupart des infections sont bénignes mais certains sous-variants du virus ont un potentiel cancérigène à long terme. Une très grande majorité des cancers du col de l’utérus chez la femme est en effet liée à cette infection chronique au papillomavirus. C’est la raison pour laquelle il faut vacciner le plus tôt possible. » Pour ceux qui n’ont pas été vaccinés entre 11 et 14 ans, il existe un rattrapage possible, jusqu’à 19 ans, et même au-delà, avec des protocoles de vaccination adaptés. « Afin de favoriser cette campagne de vaccination, nous avons mis en place la gratuité de ce vaccin pour les enfants âgés entre 11 et 14 ans. Je crois que c’est un enjeu de santé publique et qu’il n’y a plus à remettre en question cette vaccination puisque de nombreuses études, que ce soit en Australie ou en Suède, sur des cohortes importantes, ont montré une réduction significative du nombre de cancers de l’utérus chez les femmes, mais aussi chez les jeunes hommes pour des cancers de la sphère ORL, voir des cancers cutanés, notamment de la zone du périnée. »
