À quand des plaques d’immatriculation à votre nom ou avec vos chiffres porte bonheur ? Des propriétaires de voitures à Monaco seraient prêts à payer pour personnaliser leur véhicule. Pour l’État, ce serait une nouvelle source de recettes.
Faut-il autoriser la personnalisation des plaques d’immatriculation à Monaco ? Cette question qui peut paraître, de prime abord, saugrenue, revient pourtant dans les débats, entre le gouvernement et le Conseil national depuis des années. Si ce sujet est évoqué de temps à autre, ce n’est pas par simple coquetterie ou par passion pour le tuning, mais c’est bel et bien parce que cette personnalisation (évidemment payante pour les propriétaires de voitures) pourrait être une source de recettes supplémentaires pour l’État. Interrogé en séance budgétaire, le conseiller-ministre à l’équipement Céline Caron-Dagioni a toutefois concédé que ce sujet n’était « pas prioritaire » mais qu’elle est prête à y réfléchir à nouveau avec ses services si nécessaire. Autre constat : selon ce membre du gouvernement, les sommes que l’on pourrait tirer de cette personnalisation seraient en réalité plutôt faibles.
Des plaques aux enchères
Et c’est là que la piste d’une mise aux enchères des plaques d’immatriculation a refait surface. Les Anglo-saxons en sont manifestement très friands, et les recettes que l’on peut en tirer ne seraient pas négligeables. « En Angleterre par exemple, les plaques peuvent valoir jusqu’à un million de pounds aux enchères », a noté l’élue Christine Pasquier-Ciulla. « Ce serait effectivement la seule manière de ramener beaucoup d’argent », a confirmé à son tour Céline Caron-Dagioni.
Une idée à côté de la plaque ?
Cette piste a toutefois suscité des réserves, notamment de la part de Jean-Louis Grinda.« Franchement, pour l’image de notre pays en général, est-ce très adroit de mettre aux enchères des plaques alors qu’on a d’autres soucis en parallèle à régler, notamment pour obtenir des cartes de résident ?, a indiqué cet élu. Je crois qu’il faut jeter un voile pudique là-dessus. A titre personnel, je ne le sens pas très bien. Je ne suis pas sûr que ce soit de nature à nous faire une excellente publicité. Ce n’est que mon avis. » Ce à quoi Christine Pasquier Ciulla a répondu : « Je ne suis pas sûre que cela fasse une mauvaise publicité à Londres… »
