L’humoriste Gad Elmaleh se produira les 17, 18 et 19 mai au Grimaldi Forum pour présenter son nouveau spectacle baptisé « Lui-même ». Dans une récente interview accordée à Monaco Info, l’artiste s’est confié sur sa vie en Principauté aux côtés de son fils, Raphaël, né en 2013, fruit de son union avec Charlotte Casiraghi. « Quand je suis à Monaco, il y a une douceur de vivre. Je me sens bien ici, et mon fils aussi, a-t-il confié. Mes amis aussi me demandent souvent ce que je fais ici. Ils croient qu’il n’y a que le Grand Prix et les casinos. Or, il y a une vie culturelle incroyable, au niveau de la musique, de la danse, du théâtre, et de l’humour. Et puis surtout, il y a mon fils. » L’humoriste qui estime avoir trouvé un « équilibre presque parfait » entre sa vie à Monaco, sa vie à Paris et la tournée qu’il mène actuellement, s’est aussi longuement confié sur ses origines marocaines. Le Maroc, qu’il considère comme sa maison. « Pour rigoler, je disais un jour à un journaliste : le Maroc, c’est ma mère, la France, mon épouse, et l’Amérique, ma maîtresse. Maintenant, il faut que je trouve aussi un qualificatif pour Monaco (rires). »
Si Gad Elmaleh parle d’Amérique, c’est que l’artiste a vécu plusieurs années aux États-Unis, où il parvient, après des débuts difficiles, à se faire un nom dans le milieu du stand-up. Il est même invité en 2018 au prestigieux talk-show de Jimmy Fallon, une institution aux États-Unis. « Quand j’étais aux Etats-Unis, je voulais le rêve américain. Je voulais toucher la lune. » Mais assez rapidement, l’homme se rend compte que cette vie, loin de ses proches, n’est pas faite pour lui. « Je me disais : est-ce que tu es un Américain ? Est-ce que tu vas vivre aux Etats-Unis et laisser tes enfants à Paris et à Monaco ? Je n’avais pas envie de vivre là-bas. En plus, la vie d’humoriste aux Etats-Unis est trop difficile. Ce sont des machines. » Le 11 décembre 2024 sera également une date importante pour Gad Elmaleh car il fêtera ce jour-là ses 30 ans de scène. « J’ai un souvenir très clair de la première fois où je suis monté sur scène. C’était à Montréal, le 11 décembre 1994. Ce jour-là, j’étais tétanisé. Mon corps était paralysé. Un ami acteur, qui était le metteur en scène du show, essaie de me masser pour détendre ce corps très raide. La première fois que j’ai été sur scène, cela a donc été un peu brutal. C’est quelqu’un qui m’a dit : j’ai loué la salle, tu me fais rire, vas-y. Mais heureusement qu’il m’a forcé… ».
