En Principauté, la vie culturelle est particulièrement dynamique, portée notamment par l’Orchestre, l’Opéra ou encore les Ballets de Monte-Carlo. Mais ce foisonnement laisse un angle mort : peu de spectacles sont filmés, alors qu’ils constituent un patrimoine culturel riche. Ce constat avait été dressé dès 2024 par Guillaume Rose, président de la commission culture et patrimoine au Conseil national, qui alertait sur la baisse des captations de spectacles. « Or, nous avons absolument besoin de conserver ces moments qui font notre culture mais aussi notre histoire. Je pense que nous n’avons pas encore consacré assez de moyens à cela », soulignait-il. Une analyse partagée par Jean-Louis Grinda, élu et ancien directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, qui regrettait lui aussi l’absence de stratégie claire malgré les outils disponibles : « Aujourd’hui, alors que tous les moyens techniques sont là, je prétends que nous n’avons pas une politique claire sur ce sujet », avait-il affirmé. Visiblement, le message est passé. Lors des derniers débats budgétaires, en décembre 2025, le ministre d’État, Christophe Mirmand, a confirmé que le gouvernement entend mettre en place une politique en ce sens : « Je partage, ainsi que Lionel Beffre (conseiller-ministre de l’Intérieur NDLR), la même ambition. Nous avons un patrimoine du spectacle vivant extraordinaire, qu’il faut s’efforcer de filmer et de préserver pour l’avenir, et peut-être aussi, avec la perspective, d’en tirer des recettes dans la diffusion qui pourrait en être assurée. Nous allons, dans le cadre d’une réflexion sur l’audiovisuel public, pouvoir travailler sur cette perspective »,a-t-il assuré.
