Devant le stade Louis II, un bâtiment en bois a été érigé pour abriter provisoirement les agents de la Sûreté publique, le temps que la restructuration de leurs locaux rue Suffren-Reymond s’achève. Ce lieu, construit en seulement 5 mois, aura une seconde vie.
Grand changement en perspective pour la Sûreté publique. En fin d’année 2023, les policiers monégasques retrouveront leur bâtiment d’origine situé près du port Hercule, rue Suffren Reymond, avec quatre étages supplémentaires et, en interne, de nombreux changements. En attendant la livraison définitive de ce chantier, la grande majorité des effectifs travaille toujours dans des locaux provisoires installés sur le parvis du Stade Louis II. Mais une fois que la Sûreté publique quittera les lieux, que va devenir ce bâtiment imposant de 2 500 m² en construction modulaire bois, qui a tout de même coûté la coquette somme de 17 millions d’euros à l’Etat monégasque ? Tout porte à croire qu’il aura une seconde vie. « Nous avons conçu un bâtiment démontable, qui pourra avoir une deuxième et troisième vie sur un autre site ou encore pour une autre destination (logement, d’autres configuration de bureaux) à peu de frais », expliquaient les entreprises Probat, EMC et Simonin en charge des travaux.
« Une OPA majeure » pour aller dans ce bâtiment
Et effectivement, ces locaux sont manifestement déjà très demandés « Le bâtiment provisoire peut servir à accueillir des opérations tiroirs pour d’autres services dans le cadre de restructuration. Et je peux vous assurer qu’il y a une OPA majeure sur qui veut aller dans ce bâtiment. Potentiellement, pour ne même jamais en sortir… », a souligné lors des récents débats budgétaires, Céline Caron-Dagioni, conseiller de gouvernement-ministre à l’Equipement, l’Environnement et l’Urbanisme, qui ne souhaite pas, pour autant, que des services soient implantés de façon permanente dans ces locaux démontables. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé dans la foulée que ce bâtiment allait potentiellement accueillir les équipes en lien avec Moneyval.
Des gardes à vue sous lumière artificielle 24h/24
Au cours des débats budgétaires au Conseil national, le président de la commission législation, Thomas Brezzo, a indiqué que les cellules de garde à vue qui se trouvent dans le bâtiment provisoire de la Sûreté publique ne sont pas équipées de variateur de lumière. « Les personnes en garde à vue à Monaco sont soumises à un éclairage artificiel particulièrement violent 24h/24. C’est contraire aux principes du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) », a-t-il rappelé. Le département de l’Intérieur, par la voix du conseiller-ministre Patrice Cellario, s’est engagé à faire le nécessaire.
