Sur la presqu’île du Sporting d’été, la Société des Bains de Mer a construit et mis sur le marché en 2014 trois luxueuses villas cylindriques. Et chose étonnante : deux d’entre elles sont louées par les mêmes locataires depuis l’origine.
Dans le paysage immobilier monégasque, il y a des biens qualifiés “d’exception”. Les trois discrètes villas, très haut de gamme, construites au 26 avenue princesse Grace par la Société des Bains de Mer, en font partie sans aucun débat… Exceptionnelles, elles le sont tout d’abord par leur architecture, à la fois extérieure et intérieure. « Les villas ont une forme atypique. Elles sont circulaires. Le grand défi de ce projet était de positionner ces villas entre les pins existants, sans les déplanter. D’où leur forme organique, indique Valérie Petit, directrice des actifs locatifs, immobilier et gestion locative de la SBM. Laurent Gire (associé à Christian Curau) qui a remporté le concours d’architecte voulait se rapprocher des formes du Sporting d’été. »
Une villa avec des meubles sur-mesure
Pour permettre aux futurs locataires de se projeter dans cet intérieur circulaire, la SBM avait fait le choix de meubler l’une des trois villas. Et là aussi, ce fut manifestement un défi pour l’architecte d’intérieur, Olivier Antoine. « Plus d’une centaine de plans ont été nécessaires uniquement pour le traitement des espaces intérieurs — aménagements et décorations confondus. 80 % des meubles ont été réalisés sur-mesure. Y compris les canapés », nous indiquait-il en 2014. Les jardins et les aménagements extérieurs ont quant à eux étaient imaginés par le paysagiste français, Jean Mus.
De 500 m² à 1 000 m² habitables
Exceptionnelles, ces villas le sont aussi par leur dimension et les prestations qu’elles proposent. Côté superficie, la villa meublée s’étend sur 1 000 m² habitables. Les deux autres, non meublées, occupent une surface d’environ 500 m². « Ces villas sont un petit coin de paradis à Monaco. C’est un bout de campagne au sein de la ville. Elles permettent d’avoir les avantages de la Principauté tout en offrant le confort d’une villa les pieds dans l’eau », rajoute Valérie Petit. Côté prestations, chaque villa bénéficie en effet d’un jardin, d’une piscine particulière à débordement, ainsi que d’un accès direct à la mer pour la baignade. Un service de conciergerie 24H/24 et 7 jours /7 a également été mis en place. Les locataires ont aussi un accès libre au lagon et à la salle de fitness de l’hôtel Monte-Carlo Bay voisin. En option, ces chanceux locataires peuvent de surcroît demander les services d’un majordome ou d’un chef à domicile.
Qui sont les heureux locataires ?
Depuis leur mise sur le marché, qui a alors la chance d’habiter dans ces villas prestigieuses ? La SBM reste bien sûr très discrète sur l’identité et le profil de ces locataires très fortunés. Tout au plus, nous saurons qu’il s’agit de « familles étrangères ». Chose surprenante : deux villas sont occupées par les mêmes locataires depuis l’origine, à savoir depuis l’année 2014, soit presque 10 ans. Quant à la troisième villa, « il y a un peu plus de rotations, mais elle est quasiment systématiquement louée, assure encore Valérie Petit. En ce qui concerne la villa non meublée, la durée minimum de location est de deux ans. Nous avons instauré cette durée car sa forme circulaire oblige à fabriquer du mobilier sur-mesure. Il y a donc un investissement important au niveau de l’ameublement. » Avec de telles prestations, le loyer mensuel est lui aussi, forcément, exceptionnel… La SBM n’a pas souhaité communiquer les chiffres actuels. En revanche, au lancement, en 2014, un montant avait été annoncé par l’ancien président-délégué Jean-Luc Biamonti : celui de 200 000 euros par mois pour la villa meublée. Une chose est sûre, ces trois villas sont une opération très rentable pour la SBM. Surtout que le terrain où elles ont été construites — à savoir la presqu’île du Sporting — est propriété du groupe.



