Alors qu’Israël vient de décider un reconfinement national durant trois semaines, à Monaco, ce scénario n’est pas du tout envisagé par les autorités monégasques.
Concernant la situation sanitaire, le conseil national invite également la population à ne pas céder « à la psychose et à la panique » en rappelant qu’à l’heure actuelle, seules trois personnes sont hospitalisées au CHPG
En Israël, face à une propagation alarmante du Covid-19, les autorités ont décidé de réimposer un confinement national durant trois semaines, jusqu’au 9 octobre. Le pays devient ainsi la première économie développée à prendre une telle mesure pour freiner une seconde vague de contamination. A Monaco, un tel scénario n’est pas du tout envisagé. Déjà en juin dernier, le conseiller-ministre à l’économie et aux finances, Jean Castellini affirmait qu’un reconfinement total de la Principauté – comme celui qui a eu lieu du 17 mars au 4 mai dernier – n’est plus envisageable. « Une deuxième vague de confinement similaire à la première est impossible, avait-il déclaré sur Monaco info. Car aujourd’hui, nous pouvons tester, nous pouvons isoler et nous pouvons cibler davantage les malades. Nous avons une politique de traitement de l’épidémie qui nous permettra de ne pas avoir les mêmes conséquences dramatiques sur notre économie.»
« Ce n’est pas la peste. Ce n’est pas le choléra. Il faut raison garder »
Le confinement généralisé n’est pas non plus une option pour le conseil national. « Nous y sommes totalement opposés, a déclaré en conférence de presse le 15 septembre le président Stéphane Valeri. Ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout à l’ordre du jour. Les conséquences économiques et sociales seraient catastrophiques. » Même son de cloche pour l’élue Horizon Monaco, Béatrice Fresko-Rolfo.« Nous tous ici, savons que l’économie a été durement impactée par le confinement et que nous aurons certainement à faire face à une crise sociale si la relance n’est pas au rendez-vous. Pouvons-nous nous permettre un autre confinement ? J’en doute », a-t-elle déclaré. Le président de la haute assemblée a également invité la population à ne pas s’inquiéter outre mesure par rapport à la situation sanitaire : « Il y a 37 000 habitants à Monaco, un CHPG qui soigne un potentiel bassin de patientèle de 130 000 personnes. Or, à l’heure où je vous parle, trois personnes sont hospitalisées à Monaco. Ce n’est pas la peste. Ce n’est pas le choléra. Il faut raison garder. Sachons ramener les choses à leur juste proportion. »
