Le virus a très peu circulé à Monaco. Lors d’une conférence de presse, les autorités sanitaires ont dévoilé les derniers chiffres sur la campagne de dépistage massif au Covid-19 menée depuis 4 semaines. Au total, 34 900 personnes ont été testées en Principauté et 983 TROD ont été positifs. La séroprévalence, après les prises de sang, est très faible : de 0,67%.
L’heure est au bilan… Depuis le 19 mai, Monaco a lancé une campagne de dépistage massif au Covid-19, via des tests TROD (Tests Rapides d’Orientation Diagnostique) Objectif : savoir si vous avez été ou non en contact avec le virus. Après quatre semaines, les autorités sanitaires ont dressé ce matin un premier bilan chiffré. Durant le mois de mai, 16 217 Monégasques et résidents sont venus se faire tester. Au mois de juin, 14 787 salariés ont fait la même démarche. A l’espace Léo Ferré et au Grimaldi Forum, ce sont donc au total 31 004 personnes précisément qui ont effectué le test TROD. Si l’on ajoute à ce chiffre les autres populations qui ont été testées ailleurs, comme la Force publique, la mairie, ou encore les enfants testés à l’école, le chiffre grimpe à 34 900 personnes dépistées au total à Monaco via ces tests TROD.
Une séroprévalence de 0,67 %
Selon les autorités sanitaires, 983 TROD ont été positifs, soit environ un taux de 2,8 %. « Mais la séroprévalence après les prises de sang , tombe à 0,67 %, note Alexandre Bordero, directeur de l’action sanitaire. Ce sont des chiffres faibles . Nous avons eu la chance à Monaco comme sur le département des Alpes-Maritimes , la Côte d’Azur et la Ligurie toute proche, d’être dans une région où le virus n’ a pas beaucoup circulé. »
Une session de rattrapage dès le 23 juin, puis des tests par des médecins de ville
Monaco a commandé plus de 100 000 tests TROD. Que va alors faire la Principauté des stocks non écoulés ? Dès le 23 juin, une session de rattrapage est prévue. Les résidents et les salariés qui n’ont pas pu se faire tester ( ou ceux qui souhaitent se faire tester une deuxième fois) pourront le faire . Dès cette date, les autorités sanitaires prévoient un jour par semaine de dépistage (probablement le mardi). Et à partir de la mi-juillet, ce sont les professionnels de la santé en ville qui prendront le relais. Ils pourront eux-mêmes faire des tests si nécessaire.
