Pour les personnes victimes de violences intrafamiliales à Monaco qui ne pourraient pas téléphoner, les autorités monégasques viennent de créer deux nouvelles procédures pour agir : vous pouvez signaler des violences en vous rendant dans une pharmacie, ou écrire à la Sûreté publique sur sos-violences@gouv.mc.
Durant ce confinement, les victimes des violences intrafamiliales à Monaco ont plusieurs possibilités de donner l’alerte. Pour les situations d’urgence, elles peuvent composer le 17 ou le 93 15 30 15. Pour les demandes d’aide ou de renseignements, il faut contacter le 0 800 91 90 10. Un appel gratuit 7j/7j . Un e-mail est aussi disponible : avip@monaco.mc.
Pharmacie et police
Le Comité pour la promotion et la protection des droits des femmes vient toutefois de créer deux nouvelles mesures. S’il est délicat pour vous de téléphoner, vous pouvez vous rendre dans une pharmacie pour donner l’alerte. Les officines monégasques sont dorénavant un lieu où il est possible d’être accueilli et orienté. Les personnels donneront l’alerte pour les cas d’urgence. « Ce dispositif est un relai de proximité supplémentaire qui reste facilement accessible », indique Caroline Rougaignon Vernin, présidente du conseil de l’ordre des pharmaciens.Pour les personnes qui ne pourraient pas téléphoner, la Sûreté Publique vient aussi de mettre en place un e-mail d’alerte : sos-violences@gouv.mc (en complément du 17 et du 93 15 30 15.)
Si vous êtes témoins de violences, réagissez
Les autorités monégasques rappellent également que si l’on est témoin de violences, si l’on entend des bruits de coups, des cris, des pleurs, ou si une violente dispute dégénère, il est possible d’aider en appelant le 17. « C’est un geste qui peut sauver une vie. Par contre il faut appeler la police et ne pas chercher à intervenir directement », résume Rémy Lejuste, Commissaire principal de police, chef de la Division administrative de la Sûreté publique.
Toutes les informations sur les démarches et procédures sont sur www.dfm.mc et sur www.covid19.mc et sur les réseaux sociaux via #COVID19, #ViolencesFemmesJ’agis #DFM
