« Avec les beaux jours, on peut avoir tendance à avoir un certain relâchement et une envie plus grande de s’aérer. Il faut vraiment lutter contre cela ! ». Le conseiller-ministre à l’ Intérieur, Patrice Cellario, appelle de nouveau la population monégasque à respecter scrupuleusement les mesures de confinement. « Celui-ci est globalement respecté. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas des anomalies , constate-t-il. Par exemple, on ne va pas rejoindre des copains sur un bateau pour boire l’apéritif comme, malheureusement, on l’a constaté ce week-end… C’est totalement à proscrire ! »
Une amende de 70 à 200 euros
Si la Sûreté publique mise toujours sur le civisme des résidents, la police durcit toutefois le ton quand c’est nécessaire… Une amende de 70 à 200 euros, de jour comme de nuit , peut-être à présent dressée : « La possibilité de sanctionner existe en cas de non-respect des mesures, prévient Patrice Cellario. Ce sont des sanctions qui devront être appliquées avec discernement et pertinence. En clair, la Sûreté publique est en mesure d’appliquer des sanctions si le non-respect apparaît comme quelque chose de volontaire , de répété, et de flagrant. Des circonstances peuvent toutefois justifier que l’on fasse encore preuve de pédagogie .» Depuis le début du confinement, il y a 15 jours, la police a effectué plus de 11 000 contrôles, soit 850 par jour.
Kit de protection pour les policiers
Qu’en est-il alors de la protection sanitaire des policiers ? Depuis cette semaine, tous les personnels de la Sûreté publique sont dotés d’un kit qui comprend un masque de protection, des gants, et du gel. Protections qui n’étaient utilisées, jusqu’ alors, que lors des interventions à domicile. A noter qu’aucun cas positif au coronavirus n’a été détecté pour le moment dans la police. En revanche, trois carabiniers ont été testés positifs au Covid-19.
Rappel des mesures de confinement
Patrice Cellario a profité de ce nouveau point presse pour rappeler les règles de confinement à Monaco. En résumé : il est interdit de sortir de chez soi, sauf pour aller travailler ( si l’on ne peut pas télétravailler), pour aller faire des courses (dans des commerces de proximité), pour des raisons impérieuses de santé, pour s’occuper d’une personne vulnérable, ou encore pour une garde d’enfant. Concernant les activités physiques , elles doivent se faire en solitaire et non pas en groupe. « Pour s’aérer, si l’ on est deux ou trois à vivre dans le même foyer , on est d’évidence déjà regroupé. La sortie de ce petit groupe n’est donc pas anormale en soi. En revanche, il ne faut pas se regrouper avec d’autres personnes extérieures au domicile », précise encore Patrice Cellario. Dans tous les cas, ces sorties doivent être brèves, « quelques dizaines de minutes, et dans un rayon de proximité, à côté du domicile ».
