Dans un courrier envoyé aujourd’hui, jeudi 25 mars, au conseiller-ministre de gouvernement aux affaire sociales et à la santé, Didier Gamerdinger, l’intégralité des 24 élus du Conseil national souhaite obtenir « des informations claires et précises sur différents sujets d’importance pour la population ». Que ce soit en matière de masques, de dépistages, de l’utilisation de la chloroquine, et d’installations médicales exceptionnelles. « On ne peut plus raisonner en semaine ni même en journées. Chaque heure compte pour enrayer la pandémie et pour trouver les solutions courageuses et efficaces, avec le plus d’autonomie possible. »
Pénurie de masque
Première urgence à leurs yeux : la pénurie de masques en Principauté. « La priorité doit évidemment se porter sur les besoins de tous les personnels soignants. Mais il faut aussi penser à subvenir aux besoins de la médecine de ville, des auxiliaires de vies, des agents de la sûreté publique, et de toute autre profession susceptible d’être en contact avec du public, met en avant l’hémicycle. Il y a eu manifestement absence d’anticipation en la matière, sans stratégie autonome pour la Principauté. Nous demandons une information claire, précise avec des quantités et une date de distribution vérifiables. »
Plus de dépistage
Deuxième point de la lettre : la stratégie de dépistage de Monaco que le Conseil national regrette de voir caler sur celle du pays voisin. « À Monaco, où la santé forme un pôle d’excellence, il est dommage que la politique de dépistage ne soit pas en avance. L’OMS recommande en effet de dépister le plus possible, comme ce fut le cas en Corée du Sud, ou comme le président de la Métropole niçoise le réclame. La politique de tests reste pour le Conseil national une question en suspens. Là encore, les élus demandent une information claire et précise. »
La chloroquine
Troisième point : le traitement par la chloroquine. « Il faut là encore adopter une position autonome, en adaptant la norme administrative à cette situation d’urgence », réclame l’hémicycle.
Structures d’accueil
Le dernier point concerne les structures d’accueil de futurs patients. Une demande émerge : que le coup d’après soit anticipé en matière de capacité d’accueil des malades. « En cas de saturation des lits spécialisés Covid-19, il faut que soit prévu un aménagement supplémentaire opérationnel dans un bâtiment adaptable. »
