Depuis sa création en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) accompagne les jeunes de la Principauté âgés de 15 à 25 ans dans leur insertion professionnelle.
Tour d’horizon des métiers qui recrutent et des secteurs, au contraire, sinistrés.
Les 10 secteurs (aujourd’hui) pourvoyeurs d’emplois
Quels sont les secteurs les plus porteurs d’emplois actuellement à Monaco ? La direction du travail et l’éducation nationale ont mené une enquête en 2018 pour mieux aiguiller les lycéens et les étudiants de la Principauté. Dix secteurs ont pu ainsi être identifiés. Parmi les activités qui embauchent à Monaco figurent l’hôtellerie, la comptabilité, assistant manager ou administratif, la construction (BTP), le numérique et l’informatique, ou encore les activités autour du juridique. Les métiers de la santé (aide à la personne), de l’éducation, de la sûreté publique, et de la finance sont également cités. Selon la CID, « trois secteurs manquent cruellement de ressources humaines » actuellement, à savoir les métiers juridiques, les métiers de la comptabilité et les métiers du numérique. « Bien que cette liste n’ait pas évolué en 2019, il est important de noter que cette dernière subira de nombreuses modifications dans les prochaines années en raison de l’apparition de nouveaux métiers qui seront porteurs d’emplois mais n’existant pas actuellement, souligne la CID. Il est primordial d’informer très tôt et très régulièrement les lycéens de la réalité du marché de l’emploi, afin qu’il leur soit possible d’adapter leur parcours d’études à leur future insertion professionnelle. »
Les 6 secteurs (aujourd’hui) surreprésentés à Monaco
Actuellement, quels sont les secteurs d’emplois qui, au contraire, ne recrutent plus vraiment à Monaco ? Comme en 2018, six secteurs « tendus » ont été mis en avant par la commission d’insertion des diplômés : psychologie, journalisme, communication/marketing, ostéopathie, management du sport et enfin immobilier. « En étant informés le plus tôt possible, les jeunes pourront ainsi faire leur choix en toute connaissance de cause et se préparer éventuellement à une insertion professionnelle plus difficile en cas de poursuite d’études conduisant à un métier saturé en matière de création d’emplois », indique la CID.

« 85 % des futurs métiers de 2030 n’existent pas encore »
Les métiers du futur
Si vous ne savez pas encore le métier que vous souhaitez exercer plus tard, ou si vous êtes tenté par une reconversion, la commission d’insertion des diplômés (CID) a énuméré une liste de métiers du futur. Si certains paraissent de prime abord assez surréalistes, tous sont, pourtant, à plus ou moins long terme des professions d’avenir : « Evolutions technologiques, mondialisation, mutations sociales et transformations organisationnelles remodèlent profondément la structure des métiers et modifient le contenu des emplois existants, affirme la CID. 85 % des futurs métiers de 2030 n’existent pas encore. » Parmi ces métiers réalisables dès aujourd’hui ou à l’avenir : il y a dans les neurosciences, le métier de neuro-manager, dans la robotique, le métier de robot monitor, ou encore dans la cybersécurité, le hacker éthique. Egalement connus sous le nom de Pentester (pour penetration test) ou encore pirates bienveillants, les hackers éthiques ont pour mission (dans une entreprise par exemple) d’évaluer la sécurité d’un système d’information ou d’un parc informatique, en réalisant des tests d’intrusion. Dans ces mêmes domaines, pourquoi ne pas devenir « conseiller en éthique technologique », ou « analyste de données des objets connectés » ? Si vous êtes branché nouvelles technologies et santé, commencez à vous pencher sur le métier de « thérapeute en désintoxication digitale ». Objectif : aider les accros aux smartphones et autres écrans à décrocher. Autre métier d’avenir : designer d’organes. Il s’agit d’experts en bio-ingénierie capables notamment de concevoir des membres artificiels pour les humains. Pour assurer votre avenir, vous pouvez aussi choisir le métier « d’innovateur en énergie renouvelable », ou même, « guide touristique spatial »… Selon la CID, il est donc indispensable pour la jeunesse actuelle de prendre en compte ces domaines en plein essor. « La valeur ajoutée d’un jeune diplômé par rapport à un profil sénior est justement d’être adaptable et de maitriser les nouvelles technologies, donc de faire gagner du temps et de l’argent à l’entreprise en pleine mutation. » La CID note également que la transition écologique aura un grand impact sur l’emploi à l’avenir. Notamment dans la nécessité d’acquérir de nouvelles compétences. Par exemple, la connaissance du cadre réglementaire et des différentes normes environnementales.
