Lors des vœux à la presse le 29 janvier dernier, les élus du Conseil national ont rendu un hommage appuyé à Didier Guillaume, ministre d’État, disparu subitement à l’âge de 65 ans. Tous ont salué ses qualités humaines et politiques.
Il a marqué de son empreinte la vie institutionnelle et politique monégasque en seulement quatre mois. Lors des vœux à la presse le 29 janvier dernier, les élus du Conseil national ont tous rendu hommage à Didier Guillaume dont la disparition à 65 ans a profondément marqué Monaco. C’est Thomas Brezzo, président du Conseil national, qui s’est exprimé le premier sur cette perte : « Nous avons perdu un grand homme de par ses qualités humaines qui ont été largement décrites. Et à titre personnel, je souscris bien évidemment à tous les qualificatifs qui ont été employés à son égard (…), a-t-il indiqué. Il avait énormément préparé sa venue à Monaco et je pense qu’il avait déjà appréhendé la pertinence de notre Constitution et notamment le caractère unique de la relation constructive entre le Conseil National et le Gouvernement. » De son côté, le vice-président du Conseil national, Jean-Louis Grinda, a souligné l’impact du ministre d’État sur les pratiques gouvernementales : « Didier Guillaume a tout simplement démodé tout ce qu’il y avait eu avant lui en termes de gouvernement. Il était non seulement un homme politique d’État d’envergure, mais aussi un élu local (…). Comme on dit “ à portée de baffe de ses électeurs“. Il était donc obligé d’avoir des résultats. Et nous, ce dont nous souffrons ici, c’est parfois cette absence de résultats ». Dans le même esprit, Franck Julien, président de la commission des finances, a souligné de son côté que Didier Guillaume avait « ringardisé » les pratiques antérieures. « En tout cas, il a ouvert la voie à d’autres méthodes avec lesquelles le Conseil national est beaucoup plus à l’aise. »
